Toujours dans les méandres du net (notamment cet article de anime-france) nous repérons quelques articles intéressants sur certains points de vue des camps en présence à l’égard du manga :
côté UMP, notons les propos de Monsieur Eric Raoult, député-Maire du Raincy (je n’ai pas les moyens de m’assurer de la véracité de ces propos, mais rendez vous sur l’article) , selon lequel, les lolitas, s’"est également la faute aux mangas". En effet, Monsieur Eric Raoult s’offusquait de la tenue provocante de certaines jeunes filles à la sorties des écoles (notamment le fameux string sortant du pantalon). Bon bah c’est la faute du manga...
Coté PS, surtout du côté du madame Ségolène Royal, rappelons que celle ci n’a jamais trop apprécié l’animation japonaise jugée, "trop violent[e] pour nos enfants". Je cite un article du figaro ( ca vaut ce que ca vaut) de 2006 ; "Dans un ouvrage baptisé Le Ras-le-bol des bébés zappeurs, une certaine Ségolène Royal, par exemple, dénonce en 1989 l’amoralité des mangas (terme générique qui désigne alors autant les bandes dessinées que les séries télévisées) ainsi que leur supposée pauvreté artistique...".
Cerise sur la gâteau avec l’une de ses dernières déclarations peu appréciée de nos amis japonais (tiré du service presse de l’ambassade du Japon de décembre 2006), ----- .—« L’ASAHI et le SANKEI de samedi signalent brièvement que la Présidente du Parti socal démocrate Japonais, Mme Fukushima Mizuho, a rencontré vendredi à paris la candidate du Parti Socialise Mme Royal. L’ASAHI de dimanche revient sur l’entretien, expliquant que Mme Royal avait interrogé Mme Fukushima sur la condition des femmes au Japon et avait considéré que le problème pouvait venir de l’impact des mangas. Le quotidien rappelle que Mme Royal avait par le passé critiqué les mangas et dessins animés japonais "dans lesquels des femmes sont torturées" et note que même au sein du gouvernement japonais, certains craignent un refroidissement des relations franco-japonaises après l’élection présidentielle ». Comment dire, voila ce qui arrive lorsqu’on ne se renseigne pas trop sur une culture avant de parler...
J’invite Madame Royal à lire l’article de Bounthavy Suvilay , titulaire d’un Doctorat de littérature générale et comparé et d’ailleurs beaucoup plus compétent que moi sur le sujet, intitulé "L’héroïne travestie dans le shôjo manga : entre création d’un genre et revendication féministe"
, à propos de la lutte menée par des mangakas contre une culture dominée par le patriarcat.
Je préfère ne pas commenter tous ces propos (mais les lecteurs de ce site sauront sans doute ce que j’en pense) et laisser leur jugement à votre discrétion, ce site n’ayant pas de vocations politiques.



Commentaires
aucun commentaireajouter commentaire