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Yves Schlirf, directeur éditorial des éditions Kana chez Dargaud

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samedi 26 août 2006, par rambijey

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Yves Shchlirf

Entretenons nous avec l’un des "pères" de l’importation du manga, Yves Schlirf, directeur éditorial des éditions Kana chez Dargaud.


Pouvez-vous présenter votre parcours ?

> J’ai commencé il y a longtemps dans le fanzine. Mais ne sachant ni bien dessiner ni écrire des scénarios j’ai essayé de trouver ma place dans ce monde. J’ai alors tenu une librairie puis je suis rentré chez Dargaud. En étant libraire, je vendais des mangas importés et j’ai ressenti un engouement pour le manga. Ensuite, j’ai dû convaincre les éditions Dargaud de faire du manga.

Que pensez-vous des mangas coréens (manhwa) et des mangas chinois (manhua) ?

> A l’époque, nous avons essayé des auteurs coréens mais les lecteurs ne voulaient que du manga japonais. Nous avions abandonné l’idée mais Kana a toujours pour objectif d’être le reflet de l’Asie et nous nous remettons à faire du manhwa et nous prévoyons aussi d’éditer des auteurs chinois.

Quel est votre point de vue sur le nouveau courant de manga "à l’européenne" ?

> Il est normal que les jeunes auteurs veuillent faire du manga car ils ont baigné dans cet univers. Maintenant une production en masse me semble moins pertinente car à l’exception de quelques auteurs, personne ne fait mieux que les Japonais. Par contre, je m’intéresse au mélange avec la BD franco-belge. Nous avons par exemple édité un travail de Terada comme dessinateur et Morvan comme scénariste avec un mode de narration différent.

Quelle est la politique éditoriale de Kana ?

> Nous allons rester sur le shonen qui fait la force de Kana et développer un peu le shojô et le seinen. Nous allons aussi éditer de la BD d’auteur et favoriser la rencontre des styles.

Que sera selon vous l’évolution du marché face au nombre important de titres édités ?

> C’est un problème qui existe aussi sur tous les marchés. Il faudra faire attention à ne pas surproduire et s’orienter vers la qualité.

Ne pensez-vous pas qu’il s’agisse d’un phénomène de mode ?

> Avec 37 % de part de marché, le manga dépasse le phénomène de mode. Il répond sans doute mieux au public que la BD franco-belge. La raison est assez simple, le manga est une BD de proximité qui touche plus facilement le lecteur. La différence, c’est que le manga est édité pour un public alors que pour la BD franco-belge, le public est recherché après.


1 Message

  • Passion du manga

    17 mai 20:03, par Anonyme
    J’aimerai savoir comment fait on pour avoir ce statue de directeur éditorial de kana qui est un poste qui me plairai bien car je suis fan ds manga mais je ne sais ni écrire des scenarios ni dessine et j’aimerai me diriger dans cette filliaire que j’apprécie énormément.

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