Dans cet article, sur lequel je travaille depuis quelques temps, vous trouverez mes réflexions, ainsi que mon voyage dans un univers à la fois proche et si lointain, empreint de richesse et de mystère. Le but avoué à l’origine de cet écrit sur le Japon est aussi de tenter de convaincre les passionnés de mangas qui se résoudraient à choisir les « tours proposés » pour fan de manga : Musée Ghibli, Musée international du manga à Tokyo, visites de studio etc... Plutôt que de se laisser aller à voguer dans le pays et par la même, la culture japonaise, source de tout manga.

Petite réflexions liminaires :

Avec ce voyage au Japon, j ai pu découvrir une culture assez atypique, mais peut être moins que je l’aurais pensé, du moins quant à la partie Tokyoïte du voyage.

Si Shinmanga a plus vocation à parler de manga que du Japon en particulier, j’ai trouvé qu’il pourrait être intéressant de présenter à la fois succinctement notre voyage, et de tenté de présenter les liens entre le manga et la Japon.

Comme prévu, ce carnet n’est absolument pas exhaustif et se limite à la partie tokyoite du voyage, tout en l’agrémentant en deuxième partie des points de convergence que j’ai pu voir entre le Japon dans les mangas/anime et le Japon en tant que tel.

Trèves de bavardage, débutons cette merveilleuse épopée !

I- notre arrivée et nos premiers jours à Tokyo

- 1er jour à Tokyo

Nous somme arrivé un samedi dans l’après midi. L’arrivée s’est soldée par un petit contrôle de mes empreintes digitales, un petite photo ainsi qu’un contrôle par un douanier peu sympathique ( une agréable phrase du type "votre sac me paraît un peut gros pour 3 semaine ne semblait pas anodine").

Bref, après ce bref passage à la douane nous devions échanger notre rail pass et téléphoner à l’hôtel pour annoncer notre retard (nous avons réservé dans un toyoko inn, une chaîne d’hôtel pour business man à bas prix (46 000 yen pour 4 nuits, ce qui revient environ à 280 euros ; pour réserver, vous pouvez vous rendre sur le site internet de toyoko inn, mais je vous conseille de vous y prendre deux mois à l’avance car les places sont rares).

Téléphoner ne s’est pas révélé plus difficile que ça, de petits téléphones verts étant disséminés absolument partout (il suffit d’acheter une carte mais et cela n’est pas excessif. Échanger notre coupon (le rail pass doit être acheté en France, pas mal d’agence se trouvent dans le quartier Japonais, vous trouverez sans mal l’information sur le site intenet du rail pass) ne fut pas non plus difficile, une agence Rail pass se trouvant à l’aéroport de Narita, en descendant dans la gare. Les hôtesses se sont chargées de nous fournir notre pass et de nous indiquer le chemin pour se rendre à la Tokyo station.

Une fois à la Tokyo Station, nous avons du nous familiariser avec le métro, véritable fourmilière humaine, pour accéder à notre hôtel, à la station Kasuga ou Korakuen. Pour cela, il fallait sortir de la station JR (le pass ne permet que de circuler gratuitement sur les lignes JR) et accéder aux autres stations de métro. De petite machines permettent assez facilement d’acheter des billets, d’autant que l’on peut mettre le menu en anglais (les prix sont indiqués sur la carte du métro au dessus des machines (cela coûte environ 200 yen)).

Le metro de Tokyo n’a vraiment rien de compliqué. Ainsi vous trouverez le nom des stations en Kanji (idéogrammes) mais aussi en alphabet européen. De plus, une voix vous informe généralement des stations traversées et le métro dispose d’un code couleur et numérique vraiment accessible (chaque ligne a une couleur et chaque station un numéro, par exemple Korakuen, se trouvait sur la ligne rouge Marunochi line, en M22. En gros, il suffit de comprendre le principe et après, tout roule tout seul).

La découverte du métro tokyoïte s’est faite avec un certain émerveillement, les publicités du dernier film de miyasaki et du prochain film twenty century boy ornant certains murs . La blancheur immaculée du métro était aussi hallucinante.

Dans le métro a proprement parlé, je m’attendais (d’après les dires de certains magazines) à voir des tokyoïtes lires des mangas. Il n’en a rien été, et ce pendant nos 4 jours à Tokyo. Certes, quelques passagers lisaient le shonen Jump mais pas plus que ça. Avant tout autre chose, le tokyoïte "DORT" dans metro. Que ce soit le matin ou le soir, les passagers dorment pour la plupart et ceux éveiller sont concentrés sur leurs téléphones portables, murmurent éventuellement à leur voisin « tsukareta » (je suis fatigué), lisent parfois un livre ou jouent à une console de jeux portable (PSP, DS). On ne peut être que surpris par le silence régnant dans les wagons (il est interdit de parler au téléphone dans les wagons). Comme l’évoquait un article à propos de l’otakuisme, trouvant sa source dans le walkman, chaque japonais est dans sa bulle. Le tableau est le suivant : un lecteur MP3 assurant d’être coupé du monde sonore, un livre (détail important, une couverture apposée au livre permettant d’empêcher les autres de voir ce qu’on lit) et sa petite place.

Petite anecdote, je confirme avoir vu des wagons réservés aux femmes, mais ces wagons ne leurs sont réservés qu’à certaines horaires très précises et non de façon générale.

Autre première découverte au contact de cette population , le style vestimentaire japonais. Nous assistons à une opposition de style complète entre les working girl and man, affublés de leurs costumes ou tailleurs sombres ultra conventionnels et les jeunes demoiselles ou garçons, tout droit sortis d’un magazine de mode. Sans doute en raison du fait que les demoiselles ne se font absolument pas embêtées dans le métro, celles-ci sont dans leur ensemble (je tente de ne pas faire de généralité mais il y en a quand même beaucoup) maquillés à souhait, parés des derniers accessoires à la mode, une manicure souvent osée, dans un ensemble à la fois provocant sans tomber dans le vulgaire (enfin dans certains cas, un peu quand même), avec une paire de talons (d’ailleurs en bas des escalators se trouvent un petit autocollant indiquant aux personnes ayants des talons de faire attention ; si si !).

Pour les hommes, la plupart portent des costumes, ou au moins une chemise et parfois des chapeaux. C’est sans doute le premier pays au monde que je visite où l’on décompte à un feu rouge moins de jeans que de pantalon . Chaque style vestimentaire comporte sa petite touche d’originalité (d’où l’importance de l’accessoire). Bien sur, cette différence est souvent liée à l’âge des personnes.

Nous voilà arrivé à Korakuen. Nous trouvons l’hôtel sans mal malgré la pluie et l’absence d’indication. Sur ce point, il faut savoir qu’au Japon, le nom des rues n’est quasiment jamais affichés (cela fonctionne par bloc comme aux états unis). Il est par conséquent difficile de trouver une adresse !

Profitons de cette averse pour faire une petite a parte sur cette satanée pluie. En effet, nous avons été sous la pluie, sans interruption pendant trois jours. Heureusement, il faisait plus de 20° et l’on trouve des parapluies partout (300 yen pour les petits, 500 pour les grands). Preuve que ce temps pluvieux est le lot commun des japonais, vous trouverez à l’entrée de chaque magasin (dont note hôtel) une petite machine à sac plastique, dans laquelle il est possible de rentrer son parapluie pour l’emballer automatiquement. Cela évite de mettre de l’eau partout (au Japon, les accessoires pour vous faciliter la vie sont légions, par exemple, dans les grands magasins, quelqu’un est payé pour faire monter et descendre l’ascenseur, dans l’ascenseur, vous trouverez des boutons des 4 cotés, ce qui évite de déranger les autres pour indiquer l’étage souhaité ; dans les trains, les places peuvent être tournées pour être dans le bon sens). Si la pluie nous a accompagnée pendant le voyage, elle avait le mérite d’apporter une ambiance assez mystique aux visites de temples ou de paysages moins urbains.

Une fois arrivé à destination, nous avons découvert notre chambre. Pour la décrire succinctement : petite mais confortable. Nous découvrons également des produits spécifiquement japonais : un peignoir de bain pour chacun d’entre nous (yukata) ; des chaussons, une table pour repasser automatiquement son pantalon, des petits cadeaux en tout genre (par exemple une paire de chaussette), et surtout les fameux toilettes électroniques (disposant d’un système à jet pour nettoyer les parties intimes). Autre détail anecdotique mais amusant, le fait que le lavabo et la douche soient reliés par un système permettant de dévier l’eau vers l’un ou l’autre à notre guise à l’aide d’un bouton (mais il n’est donc pas possible d’utiliser à la fois l’eau du lavabo et la douche).

Malgré la fatigue liée au voyage ainsi qu’au décalage horaire, nous avons décidé de dîner puis de nous rendre à Shinjuku.

Nous avons dîner près de l’hôtel dans un petit restaurant à ramen (des soupes de nouilles), les restaurants fermant souvent relativement tôt (parfois vers 21h). Il était assez atypique de manger une soupe de ramen, à 15 000 km de chez moi, sur un air de jazz ( louis amstrong il me semble ce jour là). En effet, les japonais semblent adorer la musique classique ainsi que le jazz. Au moment où j’écris ces quelques mots, je viens de déguster mon menu méga mac au Mac donald (double big mac en somme) sur un air langoureux de Bill Evans à Kanazawa. Surprenant me direz vous ! Les Samurais auraient ils appréciés le jazz ? Rien n’est moins sur ! Je trouvais jusqu’à aujourd’hui paradoxal d’apprécier autant le jazz que les mangas ! Sans doute le Japon est il aussi enclin à cet étrange paradoxe.

Nos gyoza (raviolis) était assez bons, ainsi que la soupe.

Peu de temps après, nous nous rendions au quartier de Shinjuku. Une fois arrivé sur place, nous avons découvert avec émerveillement un quartier éblouissant de lumière et de couleurs.

Les rues s’ouvrant à nous étaient bondés de monde et nous observions avec une certaine curiosité les demoiselles aux allures d’idoles ainsi que de jeunes garçons tous plus stylés les uns que les autres distribuant des flyers pour nous faire rentrer dans leur bar. Shinjuku représente assez bien toute la pop culture japonaise : néons, talons, un brouhaha permanent causés par des pachinkos où des japonais jouent avec une flegme aristocratique en enchainant les pièces de 100 yen, mais également des bars affichant des semblant de pop star. Il n’existe pas vraiment de quartier similaire à Shinjuku en France. C’est assez surréaliste comme endroit ! Cette longue journée c’est soldée par une courte nuit de sommeil, comme tant d’autres par la suite (en moyenne des nuits de 4 à 6 h dans le meilleur des cas).

- 2ème jour à Tokyo

Le lendemain matin, nous retournions à Shinjuku, traversant à nouveaux les ruelles mais sous de nouveaux hospices. Les rues, si lumineuses la nuit passée, ont laissé place à de tristes enseignes dans une ambiance pluvieuse et assez morne.

Les ravissantes et branchées tokyoites sortaient à peine de grands immeubles tandis que les pachinko, si vivant la veille, semblaient bien calmes. Dans les rues, les enseignes des fameux bars si hostiles aux « gaijins » (étranger) sont fermés et nous nous retrouvons dans un temple au milieu de cette jungle urbaine. Si la vision d’un temple devait rapidement devenir commune, ce premier temple appela en moi quelques réminiscences d’animé ou de manga.

Ce petit temple shintoïstes était rétrospectivement vraiment sans intérêt si ce n’est qu’il est assez étonnant de voir pareil temple entre les buildings. La visite se poursuivie à travers pléthore de magasins. Le nombre de magasin au Japon est assez incroyable. Il y en absolument partout, et en tout genre. De quoi ravir n’importe qu’elle femme de ce monde.

Nos pas nous amenèrent finalement dans un starbucks coffee. Le temps de déguster un chocolate mocchiato et de préparer notre journée. Une parenthèse pour dire que si les japonais ne sont clairement pas des experts de la langue de shakspeare, ils se débrouillent assez bien pour que vous puissiez survivre et vous orienter (au fond, le langage des signes n’est pas si mal). Si vous pouvez un minimum parler japonais, c’est encore mieux (bien que j’avoue avoir regretté mon manque d’assiduité dans l’étude des kanjis).

Notre après midi débuta dans le fameux quartier d’Harajuku. En face de l’une des sorties de la station se trouve la fameuse Takeshita Street Cette rue abrite un grand nombre de magasins de fringues branchées, où vous ne manquerez pas de rencontrez des lolitas, gothic lolita ou des adeptes du visual kei.

Cette rue bondée donne la encore un bonne aperçu de la jeunesse tokyoïte, chacun développant son style avant de se retrouver confronter à la difficile réalité du monde du travail japonais. En descendant cette rue, et en tournant à gauche, vous pourrez trouver un petit parc (kohen) à la gloire de la victoire en 1905 des japonais face aux russes. Sans rentrer dans de longues élucubrations historiques, cette victoire marque un tournant dans l’histoire du Japon, celle-ci démontrant que le Japon avait rattrapé son retard sur les pays occidentaux aux prix de durs efforts après l’humiliation subis lors de l’arrivée des bateaux noirs de Perry.

Quoi qu’il en soit, ce parc comme tant d’autres par la suite était charmant et très agréable, toujours en encore malgré la pluie. En même temps, que préférer : la pluie ou une chaleur accablante empêchant tout mouvement ? En revenant sur nos pas et en continuant légèrement jusqu’au fameux magasin « la forêt », nous nous sommes retrouver à Omotesando, surnommé « le champs Élysée japonais » (avec l’arc de triomphe en moins tout de même et largement moins large).

Au programme, des magasins et encore des magasins. Sur le chemin du retour, nous sommes arrivés sur le célèbrissime pont meiji Jingu. Peut être en raison de la pluie, je n’ai pas vu un seul cosplayeur, tout au plus quelques lolitas ou représentants de visual kei (peut être que les guides mélangent tout ça aussi). Rien d’extraordinaire, il suffit d’aller à la Japan expo pour en voir cent fois plus (d’autant que sur le pont se trouvait quelques européennes déguisées).

En revanche, le parc derrière le pont offrait un spectacle bien plus intéressant : un festival où s’enchaînait les groupes déguisés réalisant des danses japonaises. Nous nous serions cru dans Zatoichi de Kitano. Il était agréable de voir ces danseurs, apparemment amateurs, déployer tant d’énergie, le tout orchestré par des voies tout droit sorties d’un anime (ha base de yosha, yosha Yoshaaaaaa !) Un grand moment !

Le reste du parc, quasiment vide, était assez éloigné des jardins typiquement japonais comme le Korakuen de Kanazawa. Mais je ne regrette pas d’avoir vu quelques jeunes réalisant de petites chorégraphies assez atypiques. Je ne sais pas si le culte de l’activité conduit à de telle chose, mais il est sur que l’on voit tout de suite l’importance de la notion de groupe au japon et du fait de participer, avec entrain (s’il vous plait) à une activité à plusieurs.

Nous sommes finalement retourner à Omotesando pour nous perdre dans de petites rues apparemment chics, ornées de coiffeurs et de manicures. Il est amusant de voir que les devantures étaient parfois parées de mots en français, souvent sans grande signification, mais dont la consonance pouvait sans doute paraître agréable à l’oreille d’un Japonais.

Ce labyrinthe de petites rues nous a permis de découvrir toute la diversité de l’architecture japonaise. Contrairement à la France ou l’Italie, où l’architecture se doit de respecter légalement une harmonie d’ensemble, les japonais semblent pouvoir faire absolument ce qu’ils souhaitent architecturale ment parlant. Parfois c’est très réussi et d’autres fois... moins.

A force d’analyse, j’ai parfois l’impression que chaque japonais cherche à se fondre dans un moule tout en tentant désespérément de sortir de la masse grâce à une architecture particulière, un accessoire particulier pour le portable, un vêtement, ou une coupe de cheveux hors du commun (tout en restant bien sur dans la tradition) : Chacun suit son chemin, mais tout le monde poursuit la même route. Peut être suis je complètement dans l’erreur, mais c’est un peu ce que j’ai pu ressentir.

Le soir, nous avons rejoins un ami japonais vivant depuis quelques années au Japon. Celui ci nous a emmené près du Tokyo dome, dans une chaîne de restaurant convoité par les étudiants.

Malgré le temps passé, cette rencontre m’a réchauffé le coeur et nous avons pu parler de sa vie d’étudiant au Japon. J’ai ainsi pu apprendre et confirmer pas mal d’informations sur les étudiants japonais (comme la persistance de la tradition vis à vis des relations femmes/garçons, le processus de sélection des candidats, la qualité de l’enseignement, la recherche d’un emploi, et la vie difficile d’un salary man). Voici, les enseignements que j’ai pu retirer :

• que l’enseignement n’est pas forcément de meilleure qualité que la notre, simplement, les professeurs, sont plus à l’écoute des étudiants, et les moyens sont beaucoup plus importants (et les frais de scolarité aussi), comme aux Etats unis d’ailleurs

• que depuis une réforme, les entreprises demandent de retirer le nom de l’université d’où viennent les étudiants sur les CV, mettant ainsi en partie fin à la tradition élitiste visant à distribuer les meilleurs postes de façon automatique aux étudiants de Todai, Waseda puis Keio (en revanche, l’évolution au sein de l’entreprise semble toujours conditionnée par cette logique)

• que comme dans l’ensemble des pays anglo saxons, la matière étudiée ne conduit pas nécessairement à faire un métier dans cette matière. Les étudiants peuvent demander à exercer n’importe qu’elle métier et ce, qu’elle que soit le diplôme obtenu (en fait, comme dans les pays angelo saxons, les étudiants en master sont rares, on s’arrête généralement à la licence). Ce sont ensuite les entreprises qui se chargent de former la recrue pour qu’elle rentre dans le moule de l’entreprise. Si cette méthode semble géniale, elle a deux inconvénients. Tout d’abord, si cela tend à changer, cela signifie que l’employé est extrêmement redevable envers l’entreprise et doit ainsi y rester un certain temps (voir à vie ?). Ensuite, cela revient à être complètement formaté par l’entreprise et donc à perdre une certaine ouverture d’esprit (je ne cherche pas à critiquer un système, simplement comparer de manière objective, profitant de la double culture de mon ami japonais ayant été élevé en France)

• que les universités japonaises paraissent relationnellement plus proches des universités allemandes que françaises. Ainsi, il est commun, d’apprendre d’abord l’anglais, l’allemand puis le français. Malgré tout, le français semble au Japon doté d’une bonne réputation et je n’ai donc pas été trop surpris de rencontrer une japonaise dans l’avion (venant de France me direz vous) parlant un peu le français, ou encore un jeune japonais lisant "le Grand Meaulnes" dans le métro.


Voyage au Japon et Manga, souvenirs et (...) 3ème jour à Tokyo

Le lundi matin fut l’un des plus difficile de notre séjour (assister à une cérémonie bouddhique du feu à 6h du matin était très sympa aussi) puisque après s’être couché tard le soir, il a fallu se lever à 4h45 le lendemain pour nous rendre au marché au poisson de Tsukiji. Ce marché, menacé de disparition est assez surprenant de part son ambiance, et propose un véritable ballet de « moto » à poisson. Nous sommes arrivé à 6h30 et avons par conséquent manqué la criée.

Dommage, mais nous avons pu voir le transport de poisson dans les multiples petits stands où l’on découpe par la suite ces produits pour les vendre ensuite. Il était assez surprenant de ne pas spécialement sentir le poisson dans ce lieu remplit de produit de la mer. Finalement, malgré l’heure, nous avons tenté de goûter quelques sushis dans une échoppe ! Ces sushis à base de poisson frais étaient excellents (on trouve de petites échoppes un peu partout à coté de marché voir quelques unes dans le marché).

L’après midi s’est déroulé au Senso ji puis au parc d’Ueno.

Le Senso Ji propose à ses visiteurs un schéma que je devais trouver par la suite assez classique : à savoir des statuts de gardiens, fujin et raijin. Une pagode sur plusieurs étages. Et enfin un temple principal où se trouve bouddha.

La pluie, comme à son habitude, accompagnait notre voyage. Mais nous avons tout de même pu nous promener dans ce parc offrant son lot de lanterne, de temples, le musée national de tokyo abritant à l’entrée des exemplaires de statues de Rodin (comme la porte des enfers, à ma grande surprise) mais aussi le zoo de Tokyo (où se trouve le célèbre Panda. Pour plus de précisions historiques, visitez ce site (vous trouverez d’ailleurs plus de précision sur le reste de ce que j’ai vu, l’approche de ce carnet de route étant plus culturelle et lié au manga qu’historique).

Comme dans de nombreux endroits au Japon, la période estivale n’est pas forcément la meilleure pour voir ce parc, les cerisiers n’étant pas en fleur. Comparé à des jardins comme le korakuen, celui-ci n’est pas ni le plus beau, ni le plus intéressant.

Le soir, nous avons rencontré des amis en se donnant rendez vous devant Hachiko, le célèbre point de rendez vous de Shibuya (cette petite statue de chien a été érigé en la mémoire d’un chien étant revenu pendant des années à cet endroit après la mort de son maître). Le quartier de Shibuya ressemble beaucoup, du moins aux premiers abords à Shinjuku (même si peut être plus diversifié).

Nous y avons trouvé la fameuse pachinko tower et ses nombreux pachinko, ainsi que de complexes jeux permettant de gagner des jetons. Outre le bruit, l’ambiance et les pachinko, le plus fascinant à voir dans ces endroits est sans doute ... les gens eux mêmes : un joueur invétéré de pachinko, voguant habilement entre des tables de poker électroniques et son pachinko, en passant par la case paris sur des courses de chevaux électroniques ; une femme mariée, attablée à une borne d’un jeux étrange, tirant quelques jetons entre deux cigarettes et enchaînant les gains de jetons avec une facilité déconcertante. J’aurais sans doute pu passer des heures à regarder cette femme. Introduisant machinalement quelques pièces tout en appuyant avec minutie sur divers boutons colorés et lumineux. Son regard fuyant parcourait parfois la salle, s’attardant parfois sur son portable recouverts de lourds accessoires (des peluches de la taille du portable) pour se recentrer ensuite sur sa borne. Un personnage tout à fait surprenant.

Au Japon, les jeux d’argent sont interdits. Les jetons sont donc convertibles en objet et non en argent. Mais il suffit de se rendre dans une ruelle un peu plus loin pour échanger les objets contre leur valeur en yen.


- Les derniers jours à Tokyo

Durant les derniers jours passés à Tokyo, nous découverts d’autres quartiers comme celui de Akihabara, réputé pour ses magasins spécialisés en informatique. C’est aussi dans ce quartier que j’ai pu voir en fait le plus grand nombre de cosplayeuse déguisées en soubrette (pour la publicité d’un magasin) et les affiches les plus énormes d’anime (comme Code Geass). Coté affaire, j’ai pu relever une baisse de prix de l’ordre de 20 à 30 % par rapport à la France, mais il faut savoir que la parité euro/yen était à notre avantage. En tant que tel, ce quartier n’est pas exceptionnel, mais l’ambiance est assez particulière et il était amusant de circuler dans les allées de quelques magasins de robotiques.

Pour le reste, il y a bien entendu eu la session shopping !