Variante "requiem pour le monde" (Sugimoto Iquira / Glénat) ma note 7,5/10
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lundi 28 avril 2008, par rambijey
La mode est un peu aux jeunes filles transformées en véritables armes de guerre biologiques : larme ultime, elfen lied etc... variante s’inscrit un peu dans cette nouvelle catégorie de manga.
Aiko a fait face au meurtre de ses parents par monstres : "les chimères". Le lendemain du meurtre, Aiko se réveille avec un bras étrange. Son bras a la faculté de se transformer en une véritable arme contre les chimères. Une sombre organisation, Athéos semble à la fois lutter contre les chimères en utilisant la faculté de Aiko, mais aussi faire des recherches sur ces monstres.
Aiko le découvrira progressivement la nature de ces monstres à ses dépends. En effet, Aiko sera intimement persuadé d’éliminer des monstres jusqu’à ce qu’elle se rende compte que la véritable nature des chimères...
Notre héroïne, originellement assez protégée, devra lutter pour conserver sa part d’humanité et ne pas se faire dévorer par sa part de monstruosité. Aiko sera utilisé comme un véritable pion par l’organisation. Cette organisation utilisera aussi d’autres personnages, Sudou. Sudou est un jeune garçon travaillant pour l’organisation et ayant tuée sa propre soeur lorsqu’elle s’est transformée en chimère.

Derrière un scénario relativement bien construit, l’auteur nous propose des scène assez gores (bien que moins gore que celle d’elfen lied) et violentes. Sugimoto Iquira parvient d’ailleurs assez bien à illustrer le désespoir des personnages. Les personnages sont quant à eux assez profonds, et dans l’ensemble torturé.
Le graphisme repose sur des plages assez chargés, des décors détaillés et un univers assez sombre voir parfois sanglant. Les personnages sont expressifs, dessinés avec soin et les planches, biens que très fournis, restent assez lisibles. En somme les dessins sont vraiment de qualité.
Ce seinen sombre alliant un bon scénario et des dessins précis et très beaux. Un bon titre !
Sugimoto Iquira, aussi appelé KUON Mao, à savoir l’auteur de l’adaptation en manga de Tales of Destiny.

Voici l’interview de Sugimoto Iquira, traduit de l’anglais disponible sur le site anime news network. Cet interview permettra de mieux comprendre le titre.
Il y a beaucoup d’anime classiques autour de nous. Dites nous s’il vous plait comment ces animes ont influencé votre travail ?
Bien que j’ai des titres classiques comme Ashita no jo ou Glass no Kamen, ils sont un peu différents que le travail que je fais maintenant. De façon plus générale, les méthodes de représentation dans ces classiques sont vraiment différents que les titres aujourd’hui. Les éditeurs rejetteraient mes titres en les jugeant trop "cliché" si j’utilisais ces méthodes classiques. Il serait difficile d’utiliser ces vieilles méthodes dans des titres nouveaux.
J’ai entendu dire que votre nom d’auteur est lié aux oeufs de saumons qui sont aussi votre plat préféré. j’aimerais savoir si c’est la vérité ou une coincidence. j’ai aussi entendu dire que vous étiez fans de rock. Pouvez vous nous dire quelles musiciens vous aimez ?
J’aime vraiment en manger. Je suis né à Hokkaido, et ma mère m’envoie des Ikura (oeufs de saumons) à Tokyo dés que la bonne saison arrive. C’est pourquoi j’ai choisi ce surnom. Concernant la musique rock, j’ai trois assistant qui viennent m’aider avant les deadline. Ils apportent leur propre musique et j’écoute ainsi des musiques très variés. Quand j’étais jeune, j’adorais la musique rock underground et je regardais des concerts live. Maintenant, lorsque je suis devenu une mangaka à plein temps, je n’ai plu eu beaucoup de temps pour assister à des concerts. Le fait d’avoir une fille est aussi une autre raison pour n’avoir pas beaucoup de temps libre
Sensei a une jolie petite fille de 1 an. Est ce que cela affecte vos scénarios ?
Après avoir donné la vie avec mon corps, le plis grand changement est que chaque vie est devenue plus importante et de valeur. Dans les mangas et les autres formes de littérature fantastiques, beaucoup de personnages sont tués sans raison apparente. Meme si je tue un personnage, j’essai toujours qu’il meurt pour un raison. Je fais plus attention à la valeur de la vie.
Sensei a utilise d’autre surnom pour ses travaux précédents. Pourquoi avoir créé un surnom particulier pour variante ?
J’ai l’habitude d’utiliser Mao Kuon comme surnom. La plupart de mes travaux avec ce surnom était pour des titres orientés pour des jeunes filles. Mais Variante et Dragon Age sont plutôt orientés pour des garçons, donc je ne veux pas que les lecteurs fassent un lien entre l’image de Mao Kuon - un nom lié à des mangas pour filles- et Variante. Je souhaitais un nouveau début comme débutant avec Iqura Sugimoto mais tout le monde sait que Iqura Sugimoto = Mao Kuon
Avez vous commencer un peu à devoir ralentir votre planning après la naissance de votre fille ?
Plus ou moins, inévitablement. Cependant , comme je vis avec ma belle mère, il n’y a pas trop de difficulté.
L’éditeur Mr Harada : Il y a quelques mangaka qui ont l’habitude d’être en retard, Sugimoto sensei n’en fait pas parti (rire)
Qu’elles sont les hobbies de sensei ?
Pachinko !
MC : Ils y a beaucoup d’anime ayant pour theme le Pachinko (e.g. Gatchaman, Mazinger Z, etc.), auquel choisiriez vous de jouer ?
D’abord j’observerais, et puis je choisirais celui qui donne le plus de jackpots (rire).
Harada : Sensei est vraiment bon au Pachinko. Si elle se retire un jour de la profession de manga ka, elle pourra vivre en jouant au Pachinko (rire).
Est ce que Sensei a déjà fait du cosplay ?
J’ai seulement fait du cosplay une fois à un concert déguisé en mon membre favori du groupe (Sex Machinegun).
deux questions : 1) comment avez vous écrit le scénario de Variante ? Comme ce titre est lié à la biologie et la médecine, avez vous fait des recherche (ex : visite de laboratoire) 2) Des informations semblent dire que sensei adore le RPG ; A quel type de RPG jouez vous ?
Le monde et la plupart de ses caractéristiques ont été construits peu à peu avec Mr. Harada. J’ai aussi fait des recherches dans des livres pour les aspects techniques de l’histoire. Concernant les RPG, les plus populaires : Final Fantasy, Dragon Quest, et la sérié des tales ; J’ai décidé l’adaptation du manga Tales of Destiny.
Comment êtes vous devenu manga ka ? Vous êtes si belle ; est ce que vous avez déjà été repéré dans le domaine du mannequinât ?
Quand j’étais jeune j’ai créé des doujinshi ; Des éditeurs ont apprécié mon travail et les ont publié. Je n’ai jamais été repéré. Parfois je m’habille un peu comme un homme et je suis repéré par des hommes travaillant pour des cabarets : "vous voulez un travail dans notre cabaret ?"
Sensei a créé de nombreux doujinshi avant. Ont il affecté vos créations actuelles. Lequel vous a le plus marqué ou fait l’objet des plus grandes récompenses ? Le dessin requiert beaucoup d’entrainement et le doujinshi m’a permis de beaucoup m’exercer. Quand les clients achetent mon travail, je me sens très excité et j’apprécie beaucoup. Ce sont ces sensation qui m’ont poussé à écrire plus d’histoire. Mon doujinshi préféré était basé sur Tales of Destiny, parce que cela a lancé ma carrière en tant que mangaka après qu’un éditeur l’ait apprécié
Avez vous rencontrez des difficultés en créant variante ?
Il y avait des sujets avec lesquels je ne suis pas trop habitué comme les scènes de combats et techniques. La seule chose que je pouvais faire, c’est faire plus de recherche et lire plus de livres.
Comment avez vous ajustez votre travail à ce titre plutôt orienté à des garçons par rapport à vos précédents travaux ? Notamment le fan service ?
Comparé à ma période de travail pour jeune fille, j’ai un peu changé le type de sujet que j’ai envi de dessiner. Je veux dessiner des personnages féminins et les mangas pour jeunes filles (BL) que je dessinais ne contenait que des hommes.
Que suggèreriez vous à la nouvelle génération qui deviendra mangaka ? Que diriez vous à vos fans taiwanais ?
L’histoire des mangas taiwanais et du doujinshi sont plus récents qu’au japon. J’espère que la jeune génération taiwanaise travaillera plus dur, car ainsi le travail sera aussi bon qu’au Japon. J’aimerais beaucoup voir les mangas de deux pays bien se vendre. Les lecteurs taiwanais sont très passionnés, plus que les japonais
MC : Merci pour l’interview.






