La confection d’un sabre japonais est un véritable art (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sabre_japonais). Les forgerons japonais sont parfois aussi légendaires que les bretteurs. Les noms de Masamune Okazaki ou Hikoshiro Hiromitsu reviennent souvent lorsque l’on parle de ces forgerons d’exception (pleins d’articles à écrire en perspective).

Mais pour en revenir au sabre japonais, si toute la fascination que l’on peut porter à cette arme revient en général à la lame, un blogueur a souhaité présenter une autre partie du sabre japonais : le tsuba (la garde)

Pour définir le Tsuba, je reprendrai les termes de wikipedia :

"C’est une plaque de métal situé à la base de la lame dont la forme, l’épaisseur, les dimensions et le motif dépendent de l’école et de la demande du client.

Le tsuba n’avait à l’origine qu’un but défensif : protéger les mains du pratiquant, ainsi qu’éviter que les mains puissent glisser de la poignée (tsuka) vers la lame.

Elles n’étaient donc, au départ, qu’un simple cercle de métal nu. Cependant, avec le temps, la garde est devenue un symbole montrant son niveau social. On commença donc à forger des tsuba à l’esthétique bien plus travaillée. On distingue les tsuba en fonction de leur forme générale, ronde, carrée, hexagonale, rectangulaire, etc. On a également fabriqué des tsuba en bois ou en ivoire finement travaillés, qui n’étaient montés sur le sabre que pour des évènements publics.

On distingue plusieurs particularités sur le tsuba ayant toutes une fonction précise :

Le nagako-ana : le plus grand et les plus important interstice visible sur le tsuba, il sert à passer la lame du sabre.

Le kotsuka-bitsu : trou dans lequel on glisse un kogatana, qui était une réplique de la lame du katana mais à petite échelle (« kogatana » signifie « petit katana »). Il servait à tous les usages courant du samouraï, le plus noble d’entre tous étant de tailler la plume d’oie qui permettra au samouraï d’écrire son dernier poème avant son sacrifice rituel : le seppuku (faussement et vulgairement appelé hara-kiri).

Le kogai-bitsu : trou permettant le rangement du kogai, une paire de pointes ayant de nombreuses utilisations : arme blanche, baguettes, épingles à cheveux, grattoir pour nettoyer les sabots des chevaux ou encore outil pour les armures."

tout ça pour dire que certains Tsuba sont vraiment magnifiques et symbolisant le niveau social du samurai (un peu les marques d’aujourd’hui). Le blogueur, auteur de http://www.muza-chan.net, a donc décidé d’en présenter 30 de son goût et ça vaut le détour.

http://www.muza-chan.net/japan/index.php/blog/samurai-sword-tsuba-photos

En voici deux (mes préférés)

Un article à lire sur les Tsuba par Muza-chan