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Tough ( Tetsuya Saruwatari / Tonkam) note 7/10

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lundi 16 avril 2007, par Blairioch

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Tough

Pour la fin de la première partie de la série, Shinmanga a décidé de faire la critique de la série. La série Tough est vraiment atypique. Elle progresse et change énormément au fil des volumes, tout en suivant une constance et une solidité au niveau de son propos.


Je vais commencer par la chose qui me frappe le plus au fil des tomes, au-delà de son histoire, c’est son dessin. Un peu comme Tôru Fujisawa a carrément amélioré la qualité du dessin entre Yong GTO et GTO, et bien là c’est pareil, les premiers volumes sont dessinés correctement mais sans plus, et là, en arrivant au 41, je me rends compte que le trait est bien plus fin, les personnages bien mieux travaillés, les scènes de combats représentées de manière plus fluide, les décors plus détaillés et fouillés.

En bref, je suis vraiment content des améliorations apportées tome après tome, et c’est déjà un des points importants qui font qu’on a envie de continuer de lire un manga ou pas.

Passons maintenant à l’histoire et aux personnages peuplant ce manga. A la base nous parlons d’une famille qui transmet à ses héritiers un art de vie et de mort, le Nadashinkagé. C’est une sorte d’art martial abouti, capable de donner à celui qui le maîtrise un art du combat parfait. Cet art est axé autour du héros et de son père, qui essaye de lui transmettre cette force tout en le préservant des conflits et de la cupidité des hommes.

C’est en fait ni plus ni moins qu’une quête pour devenir le plus fort, tout en conservant son cœur d’homme et une morale d’acier.

On pourrait croire, vu les interviews que donne l’auteur en fin de volume à chaque fois, que le catch et autres disciplines de base de combat, formeront le cœur de ce manga. Ce n’est pas faux, mais il passe en revue tous les styles de sports de combats et d’arts martiaux. Et chaque volume est un prétexte à découvrir une de ces disciplines. On pourra cependant noter plusieurs grandes parties, c’est bien pour détailler ce qui se passe, mais parfois ça traîne trop en longueur.

Pour les parties, le manga en est actuellement en France au tome 41, et on pourrait noter 4 grand courants : en premier lieu, on nous présente le Nadashinkagé, avec un héros qui combat contre des hommes terrifiants, le tout entrecoupé d’affaires familiales obscures. Ici Kibô affronte beaucoup d’adversaires, dont la plupart vont ensuite se joindre à lui pour lui enseigner leur art, et ainsi le préparer et le rendre plus fort pour ce qui va suivre.

Ce qui suit, c’est justement le deuxième grand courant, à savoir l’affrontement du binôme père/fils contre l’hégémonie d’Iron Kiba, grand catcheur et richissime adversaire. C’est ici que le héros devient plus mâture et que son père arrive à prendre du recul par rapport à lui (en fait le père est vraiment l’homme le plus fort de ce manga, et il a du mal à ne pas vouloir protéger son fils à tout prix).

Tough

Cette partie s’achève sur un évènement que je ne spolierai pas ici, et qui donne lieu à la troisième, à savoir un grand tournoi réunissant tous les plus grands combattants de la planète. Ce tournoi est pour nous l’occasion de voir le héros devenir un combattant accompli (enfin il l’était déjà, mais bon, c’est un peu le syndrome Dragon Ball, on bat un adversaire imbattable, et après un autre encore plus fort fait surface, ça paraît un peu irréaliste, mais on y prend goût) et de donner au Nadashinkagé la notoriété qu’il mérite (même si c’est censé rester un art secret...).

Finalement, pour la dernière grande partie, on verra ici une lutte fratricide dans la famille de Kibô, avec pour point d’orgue la survie de cet art et du héros. On aura droit à beaucoup de scènes venant du passé de la famille, et cela nous aidera à comprendre le chemin de vie et de mort de cet art millénaire, ainsi que le poids de la destinée qui pèse sur les épaules de Kibô.

Finalement, on pourra dire que cette série de mangas qu’est Tough est très prenante, car l’auteur connaît son sujet et détaille de nombreux arts martiaux/sports de combat.

On prend plaisir à avancer dans l’histoire, à découvrir tous les secrets entourant le Nadashinkagé, à voir la finesse des combats qui sont dans l’ensemble très bien dessinés, et de mieux en mieux en fil des volumes.

En bref, une excellente série que je conseille aux fans de mangas traitant d’arts martiaux et de valeur de l’homme.

Tough Tough tough



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