TORIYAMA Akira, entre burlesque et duels anthologiques
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jeudi 12 octobre 2006, par rambijey
L’univers d’Akira Toriyama est assez particulier et mérite d’être explicité.
Cet auteur, né en 1955 vers Nagoya, fonde son œuvre sur un dessin assez simple mais dégageant force et énergie.
C’est en 1961, après avoir vu les "101 dalmatiens" que le petit Akira décide de devenir dessinateur.
Il poursuit une formation de dessin à la "The prefectural industrial high school", qu’il termine en 1974. Après un court passage dans une société de design, il demissionne en 1977 pour se consacrer au manga.
Si la période à succès de Dragon Ball est plutôt basée sur un enchaînement de combats violents, pour beaucoup, le génie de Toriyama réside plutôt dans son aptitude à créer des univers burlesques que l’on retrouve dans ses première oeuvres.
C’est ainsi qu’en 1978, cet auteur crée "Wonder Island", un titre complètement délirant mettant en scène singes skatteurs et sorcières sur aspirateur volant. Après plusieurs œuvres ayant plus ou moins de succès, nous retrouvons cet univers déjanté avec le génial Dr Slump de 1980 à 1984.
Pour rappel, Dr Slump met en scène les aventures d’Arale, une petite fille robot, et de son docteur à la fois loufoque et pervers (Arale apparaît aussi dans un tome de Dragon Ball).
Cet humour sera à nouveau repris dans les premiers tomes de Dragon Ball avec des personnages hilarants comme Oloon, le cochon adepte de petites culottes, ou Tortue géniale. Puis, Akira Toriyama a montré qu’il ne savait pas que faire dans l’humour, mais aussi dans l’action la plus pure avec des combats anthologiques. C’est ainsi que pendant onze ans, de 1984 à 1995, Akira nous a proposé les fabuleuses aventures de Sangoku dans l’univers de Dragon ball.
Quelles ont été les évolutions au niveau de son style ? peut être moins de rondeur sur les dessins, mais sans doute en raison de l’intrigue de Dragon ball, qui s’est voulue progressivement plus serieuse et plus orientée sur le combat. Pour avoir personnellement, comme beaucoup, passé de nombreuses heures à reprendre des dessins de Toriyama, il est clair que les traits sont plus carrés et plus appuyés sur la fin de Dragon ball qu’à ses débuts.
Après Dragon Ball, Toriyama a pu nous offrir certaines one shot comme Sand land ou Kajika .
Que retenir de Toriyama ?
Personnellement, je retiens une oeuvre pleine d’énergie, dynamique, un univers extremement riche, et un humour efficace dans ses première oeuvres et au début de Dragon ball.





