Les chroniques au fil des tomes sont un peu une pause au milieu de billets plus complets. Ecrire un article sur une oeuvre de Shigeru Mizuki n’est pas une mince affaire et il ne faut pas passer à coté (j’espère ne pas avoir trop écorché cet auteur d’anthologie).
Passer à Sumomo Momomo, quelle que soit la qualité intrinsèque du titre, c’est tout de même plus reposant, plus estivale dirons nous.
Lors du tome précédent, j’étais resté sur le combat de ce pauvre Koshi contre Yusuke Endo, un martialiste puissant destiné à devenir le grand maître de tous les clans.
Pour ceux qui n’auraient pas suivi tout l’histoire, en deux mots, Koshi est le fils d’un grand martialiste et chef du clan du chien, clan dominant les 6 autres clans de l’est. Il était d’ailleurs prévu qu’il se marie avec la fille du chef du clan du dragon, leader des clans de l’ouest, Momoko. Mais Koshi n’a jamais aimé se battre et méprise même les arts martiaux. Il sera trainé malgré lui dans une lutte sans merci entre clans et vaquera de galère en galère. Il finira par se rendre compte qu’il tient à la petite Momoko dont l’amour pour lui n’a d’égal que sa puissance....
De fil en aiguille, nous nous retrouvons au classique duel entre le jeune garçon commun, faible, devant lutter contre l’insensible et puissant guerrier (mais qui en fait est aveuglé, consumé par un désir de reconnaissance). De la même manière et tout aussi classiquement, notre héros n’est en réalité pas faible mais cache au fond de lui une incommensurable puissance brimée qu’il va devoir réussir à utiliser au prix fort... vous devinez la suite ! Rien de nouveau sous le soleil me direz vous..
Bon il est clair que sur ce dernier tome, nous sommes loin de l’humour et de la tranche de rigolade des premiers tomes. De ce point de vue, c’est un peu regrettable même si c’était prévisible.
L’auteur tente d’exploiter le fait que l’on ait jamais assisté à l’explosion de Koshi pour offrir au lecteur ce qu’il attend : un combat sans merci. Le sentiment que me parcourt est plutôt mitigé. C’est un peu comme lorsque j’ai vu Yoda combattre dans les nouveaux épisodes de la guerre des étoiles. Finalement, le meilleur peut être que rien ne soit dévoilé...
Mais bon, d’un autre coté, Shinobu Ohtaka démontre tout son talent dans la mise en scène des combats et qu’il pourrait faire, à mon sens, un grand auteur de shonen. C’est dynamique, c’est puissant, expressif, plein d’énergie. Vraiment, il y aurait moyen de faire de grandes choses. Je suis d’ailleurs un peu déçu que la série ne compte que 12 tomes. Ce fut dans l’ensemble une série bien sympathique même si l’on regrette un peu la digression de l’humour vers le combat au cours des tomes, un peu à la manière de Reborn ! On reste tout de même loin du chemin qu’à pris Reborn, mais à la base Reborn, c’était quand même délire !
Sumomo momomo parvient tout même à conserver son caractère caricatural et son second degré. Les fins proposés par l’auteur en sont d’ailleurs l’illustration. Merci à Shinobu Ohtaka et aux éditions Kurokawa pour leurs travail. J’espère que l’autre oeuvre de Shinobu Ohtaka, Magi, sera aussi agréable à lire !
Opening de l’adaptation anime de Sumomo momomo
petite AMV de l’adaptation anime de Sumomo momomo




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