Si généralement, les héros parviennent toujours à empêcher la résurrection du grand méchant, Atsushi Ohkubo en a décidé autrement pour sa série. Et c’est d’ailleurs ce qui fait que Soul eater parvient à se démarquer de ses concurrents.
Dans ce tome 6 de Soul Eater, nous sommes amenés à suivre plusieurs combats en parallèle, à savoir la course poursuite entre Death et Free tandis que Maka poursuit son combat contre Chrona et Stein sa confrontation face à Medusa.
Si le tome nous propose d’en savoir un peu plus sur le monstre scellé par Shinigami au tréfonds de l’académie, c’est sans doute la confrontation entre Chrona et Maka qui capte toute l’attention du lecteur (quoi que la puissante aura que dégage Médusa et Stein est également assez captivante). En effet, pour faire face à son adversaire, Maka s’est laissée emportée par la folie le temps de pouvoir synchroniser son âme à celle ce Chrona pour parvenir à communiquer avec elle.
S’en suit un combat assez spécial conduit par des mouvements aléatoires et imprévisibles. D’un point de vue graphique, Atsushi Ohkubo démontre tout sa maîtrise technique lorsqu’il traite de cette folie. L’auteur peut d’ailleurs s’en donner à coeur joie dans ce tome où s’exprime l’icône de la folie. C’est d’ailleurs un aspect emblématique de Soul Eater. Si le shonen traite en général de la haine que peut porter un individu pour les autres, le désir de laver l’honneur de sa famille, des générations futures ou exposer une quelconque vengeance, Ohkubo semble véritablement obsédé par un autre aspect de l’être humain, la folie : Tous ses personnages possèdent un petit voir un énorme grain de folie et c’est ce qui les rend si intéressant.
Le grand adversaire de shinigami est d’ailleurs emblématique de la folie : il est la folie. Il incarne la peur résidant en chaque être humain et parvient d’ailleurs à s’immiscer en chaque personnage et ce, qu’elle que soit sa puissance.
Le réveil de cette folie sur le monde influence d’ailleurs tout à chacun et le personnage de Stein aura sans doute de nombreuses difficultés à vaincre sa propre folie.
Graphiquement, le lecteur ressent le plaisir et le temps passé par l’auteur sur ce tome . Il s’emploie à appuyer, contraster, faire vivre le monde intérieur et les sensations de ses personnages avec un trait parfois simplifié à l’extrême, clair, et parfois confus. Au delà de l’aspect purement graphique, l’auteur mène le tome tambour battant et gère extremement bien son rythme. Il gère ainsi sans difficultés plusieurs combats à la fois.. La fin du tome est d’ailleurs l’apogée, un feu d’artifice !




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