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Soul Eater - Soru Ita (Studio bones)

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lundi 19 mai 2008, par Azelm


Un observateur avertit aura sûrement remarqué qu’une partie non négligeable de l’animation japonaise actuelle surf sur l’engouement des spectateurs quant à certains univers bien précis. Les plus représentatifs se sont imposé à coup de shuriken et de bankaï, enfanté par les célébrissimes Naruto ou encore Bleach. Soul Eater (ou Sorû Îtâ en japonais) arrive sûrement, par plusieurs aspects, à concilier ces deux manières d’animer, de dessiner et de scénariser avec une interprétation propre. La série a d’ailleurs reçu un bon accueil de la part des spectateurs. Concentrons nous d’abord sur le pitch :

Pour empêcher le monde de sombrer dans la folie sous l’influence des forces démoniaques, l’Ange de la Mort (Shinigami) décide de créer une école spécialisée dans la lutte contre le Mal. Les étudiants de la Shibusen (c’est le nom de l’école) sont des manieurs d’armes vivantes. Les meilleurs d’entre eux sont destinés à devenir des Maîtres d’Armes capable d’utiliser des Death Scythe, évolution directe de leur arme vivante. Pour atteindre ce niveau, les armes vivantes doivent assimiler ou « manger » 99 âmes de démons et une âme de sorcière. L’anime amène le spectateur à suivre l’évolution de trois groupes distincts, très différents dans leur quête de puissance.

Si le scénario reste assez basique, c’est qu’il rappelle d’autres séries basées sur le même schéma d’évolution ! Après tout, l’idée générale est de faire évoluer sa petite arme en combattant des monstres super méchants (ça ne vous rappelle rien ?! Pourtant le monde des animes regorge d’exemples, comme Pokémon, pour ne citer que lui. Et même si la comparaison n’est pas forcement flatteuse, ça n’en reste pas moins vrai). Néanmoins, l’élément qui change tout réside dans l’humanité des armes vivantes : en effet, elles ne restent pas de simple outils de tuerie mais des entités pensantes à part entière, et d’ailleurs, hors combat, nul ne peut deviner qui est humain et qui ne l’est pas. Cette personnification apporte une plus-value aux échange entre personnages et permet de diluer l’importance des protagonistes, l’un n’étant pas moins important que l’autre. Cet aspect de Soul Eater vous rappellera sûrement « Fate Stay Night », avec moins de bons sentiments et plus de rentre-dedans ! Les trois premiers épisodes constituent une sorte de long prologue, afin de présenter les différents protagonistes, un épisode par groupe. L’idée est intéressante et on sent qu’il y a 51 épisodes en préparation ! Soit dit en passant, le fait que l’action tourne autour de plusieurs couples contribue aussi à relayer l’importance des personnages et à les mettre sur un certain pied d’égalité. Petit bémol, ces 3 épisodes introductifs souffrent tous du syndrome « on vous explique », autrement dit, attendez vous à un certain manque de tact quant à la mise en place de la base scénaristique. Mais on a déjà vu pire !

Maintenant, peut-être vous demandez-vous pourquoi Naruto et Bleach sont mentionnés dans l’introduction. Soul Eater peut être considéré comme le fiston de ces deux séries, tant l’inspiration est évidente ! La classe des personnages lors des combats, l’humour contrastant avec le sérieux des situations et certains monstres vous rappelleront vaguement quelque chose. On se retrouve même avec un personnage utilisant des techniques de ninja ! Évidemment, inspiration ne rime pas avec copie conforme et Soul Eater a un caractère propre qui le rend tout aussi original qu’une autre série.

Enfin, dernier clin d’oeil à souligner pour le scénario : soyez attentif ! A chaque épisode (et souvent, plusieurs fois par épisode), les créateurs ont eu la brillante idée de camoufler de petites références culturelles et de les détourner de manière amusante. Quelques exemples : une rapide référence aux Smashing Pumkins à Arsène Lupin, Blairwitch... Je ne vous les dévoile pas toutes, prenez plaisir à les trouver !

Un autre intérêt de l’anime : son univers ! Les protagonistes évoluent dans un monde très contrasté, un véritable mélange de croyances enfantines, de contes, d’histoires de fantômes... Imaginez des villes d’Europe style XXe siècle, entourées de foret de citrouilles, aux cimetières toujours plongés dans la brume, des sorcières, des zombies... On ne peut qu’être intrigué par la représentation du Soleil, toujours en train de rire grassement et celle de la Lune au sourire sanglant. Vraiment, on sent le mélange des genres : un mélange hétérogène et cohérent !

Remarquons aussi que le Chara-design a été laissé aux soins de Yoshiyuki Ito, déjà en charge du même poste pour... Full Metal Alchemist ! Et très franchement, si on aime le design FMA, on ne peut pas être déçu par la brochette de personnages rencontré dans Soul Eater. Même si le style est plus coloré et plus underground-gothic que FMA, la griffe Yoshiyuki est appréciable.

Enfin, l’animation est très fluide ! Bravo, aucun ralentissement ou de « saut d’image » lors des combats. Ces derniers sont d’ailleurs assez violents et bien construits : des affrontements mouvementés et efficaces. Bien que manquant de détails par moment, il faut saluer les prises de vue audacieuse de certaines scènes, notamment au tout début du générique où l’on vole littéralement à travers les rues le la ville. Certains dessins, pris par des angles bien particulier, rajoutent beaucoup de dynamisme à une image rythmique, alternant avec les temps de pause et les accélérations. Par contre, on peut regretter l’utilisation sporadique d’images 3D : elles cassent un peu la logique graphique sur le moment.

Au rayon musique, le travail de Taku Iwasaki (Gurren Lagann, Black Cat, get backers, Now and then, here and there...) ne passe pas inaperçu : musiques épiques ou électronique, un poil de hip-hop... même les musiques d’ambiances sont correctes ! Côté doublage japonais, rien à dire, sauf peut être pour « Soul » qui possède une voix inattendue avec un physique si... jeunot.

Au final, car il faut bien conclure, Soul Eater a un goût d’anime à succès. Le scénario ne casse pas des briques mais reste très correct pour un anime qui suit question qualité graphique et musicale. Tentez l’expérience, il est possible que vous aimiez !


Portfolio

Soul Eater

1 Message

  • Mon avis

    19 mai 08:04, par rambijey
    J’ai eu le temps de jeter un coup d’oeil à l’anime. Il a l’air bien fait et une bonne synthèse de bon nombre shonen. Je dirais un mélange de Narutu, D.gray-man et Shaman King avec au niveau des personnages une reprise de personnages de Flame of recca (par exemple , black star ressemble comme deux gouttes d’eau au niveau du maniement des armes à Kaoru Koganei. Mais sinon, ça a l’air pas mal du tout, merci pour ta critique^^

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