C’est avec une certaine tristesse que j’ai pu apprendre la mort de Satoshi Kon pendant mes congés.
Qui plus est d’un cancer quand on connaît l’horreur d’une telle maladie.
Pas d’hypocrisie, je n’aimais pas tout de Satoshi Kon et je n’ai pas tout vu. Je me souviens avoir eu du mal avec Perfect blue que j’avais trouvé à l’époque assez peu digeste. Mais l’amour pour cette artiste était revenu avec Paprika, une magnifique illustration en animation d’un univers de science fiction. (comme peut l’être inception récemment au cinéma).
Le réalisateur cite dans Domu dans ces sources. Ce détail est important. Nombreux sont les lecteurs encensant Akira. Vous pourrez regarder sur le site, l’article principal sur Akira n’est pas de moi. Mon seul article sur le travail de Otomo (http://www.shinmanga.com/Domu-Reves-d-enfants-Katsuhiro.html) reste sur Domu (à la relecture de cet article je le trouve bien faible, mais pour suivre la nouvelle ligne du blog, je pense que ce genre d’articles de piètre qualité tant sur le fond que sur la forme aura tendance à disparaître). Et pour cause, Domu m’a vraiment également beaucoup marqué (je vous invite grandement à le lire si ce n’est pas déjà fait, un must have)
Mon article sur Paprika est sans doute plus intéressant à lire (http://www.shinmanga.com/Paprika-satoshi-Kon-note-8-5-10.html). Pour en revenir à Satoshi Kon dont vous pourrez trouver la biographie sur wikipedia, cet homme manquera clairement au monde de l’animation japonaise.
Il apportait, comme dans un autre registre, Makoto Shinkai, un autre regard, une autre manière de représenter le monde comme peu le faire un Mamoru Oshii.
Satoshi traite d’ailleurs comme Mamoru avant tout de l’humain dans toute sa complexité. Traiter de l’inconscient, de nos peurs, nos phobies, de nos désirs refoulés et de l’impact du monde moderne sur notre humanité n’est pas chose aisée.
Satoshi Kon était parvenu, en animant quelques dessins fantastiques voir fantasmagoriques à illustrer l’impossible et surtout à le structurer. Je doute que son travail ne soit vraiment reconnu en France par nos élites et c’est bien dommage. Son travail mérite véritablement que l’on s’y attarde.
Mix Inception/Paprika assez bien fait
J’espère que certains artistes en qui je fonde véritablement grand espoir comme Masaaki Yuasa (dont j’ai particulièrement apprécié le travail sur Kaiba) prendront la relève.
En cette minute, je suis vraiment triste. Je doute qu’il y ait des amateurs de Jazz dans l’assistance, mais il n’existe pas d’équivalent en français pour retranscrire vraiment « le blues ». Blues, Perfect Blue, et le titre que je vais choisir, Blue in green.
Pour clore ce billet, je vous invite à lire les dernières paroles (traduites en français) de cet artiste d’exception, dont le travail aura véritablement marqué l’animation japonaise
http://www.animeka.com/articles/lettre-de-satoshi-kon.html



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