Samurai Champloo, série sortie en 2004 et réalisé par Shinichiro Watanabe, Proposait un thème original et jusqu’alors peu exploité dans la japanime : le mélange de deux univers radicalement différents, à savoir le Japon médiéval et le hip-hop. Il fallait donc une OST qui colle à cette ambiance si particulière. Pour cela , Watanabe à fait appel à plusieurs artistes, dont certains posaient déjà pour des labels prestigieux de hip-hop (Ninja Tune entre autre). Ces artistes ont été amenés pour l’occasion à travailler ensemble. De ce travail est ressorti quatre albums où est distillé un son représentant presque la quintessence du genre.


Departure : Samurai Champloo OST

Le premier album est le plus intéressant. il regroupe principalement deux artistes : Fat Jon et Nujabes. Le premier est au label "Ninja Tune", une référence dans le genre électro-hiphop. Il comporte également les deux génériques principaux, "Battlecry" et "Song For Four Seasons", dans leur version longue. La démarcation entre le style de fat jon et de nujabes est assez claire : le premier se caractérise par des morceaux très discrets et très calmes. Ils sont cependant très rythmés, les basses sont mises en avant, et même s’ils passent inapercus pendant la série, les retirer lui hôterai tout son cachet tant ils correspondent à l’ambiance générale de celle-ci. Les morceaux de Nujabes, eux, sont plus présents et sont très différents les uns des autres ; on retiendra surtout le morceau "Mystline". Bref, s’il y a un album à retenir et à posséder parmis les quatre, c’est celui-ci.

Masta :

Le deuxième album est lui aussi excellent bien qu’un peu moins intéressant. Là aussi, deux artistes ont participé : Tsutchie et Force Of Nature. Les morceaux de cet album correspondent plus à des situations particulières dans la série. Par exemple, les morceaux de Force Of Nature sont asse "violents" et sont donc utilisé pour les combats ou les moments de tension. Beaucoup de percussions dans ces morceaux. Les morceaux de Tsutchie ressemblent plus à ceux de Nujabes tout en étant plus particuliers et un peu plus présents. Les morceux de cet album sont ceux qui se remarquent le plus et donc ceux que vous entendrez le plus souvent. On notera également la présence du générique de fin utilisé dans l’épisode 18 (si ma mémoire est bonne).

Impression :

Pour ce troisième album, ce n’est pas moins de trois artistes qui ont participer, tous ensemble. Tous les morceux sont le fruit de la collaboration entre Nujabes, Force Of Nature et Fat Jon. On a donc ici un mélange de style très efficace. L’album est découpé en plusieurs interludes d’une minute. Ce mélange et ce montage donne à l’album un ton assez particulier, dès fois un peu bizard. Toujours est-il que l’on ressen très bien la patte des trois artistes et aucun morceau ne se ressemble (tantôt electro, tantôt percu.). On rtiendra ici le morceau "Hiri Juru Style", issue de l’épisode avec les taggeurs, un des meilleur de toute l’OST et un des seuls à ne pas être exclusivement instrumental. Le dernier morceau est d’un autre artiste, Minmi, je ne suis pas arrivé à le ressituer dans la série, tout comme un certain nombre de morceaus de cet album...

Playlist :

Pour le dernier album de cette OST, Deux artiste ont collaboré ensemble : Tstchie et Fat Jon. Ce quatrième album est sûrement le plus étrange. On est ici face à du hiphop assez "expérimental", étrange, qui marie le style moderne, très électronique, avec un autre, plus "ancien". On a donc ici un son assez inédit, particulier, dès foi amusant, mais qui se laisse volontier écouter. En effet cet album se caractérise par des morceaux très calmes, rythmés et rejoignant un peu ceux du premier. Un album très intéressant mais dont les morceaux sont très peu présent dans la série (certains juste une fois). Il vaut cependant le détour, ne serai-ce que pour les morceaux "Process" et "Deeper Than Words", mes deux préférés de toute l’OST.


L’OST de Samurai Champloo est donc unique en son genre et donne, vous l’aurez compris, tout son cachet à la série. On ne peut qu’admiré la qualité du travail effectué. On sent que les artistes se sont investis. On est ici face à du hiphop haut de gamme qui ne perd rien de sa substance une fois sorit de son contexte. C’est aussi à ça que l’on reconnait une bonne OST. Une boone occasion pour plonger dans cet univers qu’est le hiphop à travers un autre média que la radio ou la télé - qui ne sont pas très représentatifs de se que ce genre produit de mieux. Bref, si vous aimez la musique et que vous avec envie de découvrir autre chose, il n’y a aucune raison que vous passiez à côté de ces quatre albums.