voila quelques jours que je souhaite écrire un article sur l’adaptation anime de Goyo, disponible gratuitement sur le site de première (voir ci-dessous) mais je n’en ai malheureusement pas eu le temps.
Du coup, le souvenir est seulement partiellement frais. Mais bon, cela ne m’empêche pas de rédiger un commentaire sur cette série. Avant toute chose, j’avais dans l’idée aborder une courte réflexion sur le streaming.
Car la grande nouveauté avec FMA brotherhood ou encore Goyo, c’est que vous trouverez dans le corps de cet article un épisode complet et que c’est tout à fait légal. En réfléchissant à la rédaction de cet article, je m’interrogeais sur le rôle de la critique ou du bloggeur dans ce cadre.
Finalement, à quoi sert la critique dans un monde où tout à chacun peut directement se faire sa propre opinion.
A la base, lorsque je me rappelle de l’époque où je lisais Console +, les critiques avaient pour moi la plus haute importance.
Ne pouvant sélectionner qu’un seul jeux vidéo pour Noël (et pour très longtemps), je devais m’appliquer à faire mon choix. Pas de démo ni de test possible. Avec un peu de chance, tout juste une vidéo de présentation au magasin Micromania du coin. Console + avait alors tout son rôle.
Je devais éplucher chaque article au peigne fin pour ne pas me tromper. Pour l’animation japonaise, c’est un peu pareil. Avec le téléchargement illégal (la question n’est pas de savoir si c’est bien, mal, légal ou pas, les gens le font, c’est un fait comme dirait quelqu’un que je n’apprecie pas particulièrement) et aujourd’hui le streaming, le consommateur à changer d’état d’esprit.
Il souhaite se faire sa propre opinion de suite. Pour le reste, il verra après. Cette logique s’applique finalement pour tout ce qui n’est pas "matériel" (comme par exemple l’achat d’un téléphone portable) et de manière plus générale, sur tout ce qui ne peut être téléchargé (peut être peut on dire que le cinéma reste moins touché, et encore).
Le bloggeur, le critique est donc dans une position bien différente de son ancêtre. Il fait face à des lecteurs qui ont déjà vu, lu l’objet de son article.
Le lecteur attend certainement deux choses : soit partager son vécu, soit chercher des informations complémentaires par rapport à ce qu’il vient de voir.
Personnellement, je ne m’inscris pas vraiment sur le premier créneau. La communauté à Shinmanga est incroyablement vide (tout juste un commentaire par jour). Non disons plutôt que mon créneau, c’est le petit plus ! (dans le derniers lien sympathique vers le site, un enseignant de terminal pour ses élèves qui souhaiteraient en apprendre un peu plus sur le japon, et un site de journalistes globe trotteur sur mon article relatif au quartier français au Japon).
Bref. Cette nouvelle logique est assez complexe à appréhender et trouver sa place n’est pas toujours facile.... Mais revenons en à Goyo !
Comme je pense n’avoir encore rien rédigé sur cette série, un petit résumé s’impose. L’intrigue se déroule durant le japon médiéval. Comme souvent, vous serez plongez dans l’univers des samuraï. Une originalité tout de même, la série aborde cet univers sous l’angle d’un étrange groupe de voleurs dont l’activité consiste à enlever des personnes pour obtenir des rançons. De mauvais personnages ? Non bien sur ! Tels des robins de bois, ils ne s’attaquent qu’aux hommes mauvais.
L’histoire se concentre à son commencement sur un ronin nommé Masanosuke. Recherchant un travail de garde du corps, l’apparence, le comportement de Masanosuke n’inspire pas la confiance. Il semble couard et timide. Comme souvent, son apparence fragile cache bien évidemment un excellent bretteur ! Jusque là rien de très original me direz vous ! Et bien si ! Goyo est vraiment un titre original.
Déjà, pour les fanatiques de Shonen, autant le dire, il ne s’agit pas d’un shonen : Pas d’adolescent renfrogné en quête de pouvoir et surpassant les obstacles grâce à ses amis. Il s’agit bien d’un seinen atypique. Ainsi, si l’histoire se déroule durant la période d’Edo, pas vraiment de combats dantesque mais plutôt de véritalbes intrigues et des personnages profonds.
Sans faire de machisme, l’expérience me fait dire qu’il n’est donc pas surprenant de lire que l’auteur original, Natsume ONO est une femme.
L’apport des femmes est souvent considérable en ce qu’il apporte plus de profondeur aux personnages et donnent ainsi plus de corps au récit. De même, lorsqu’elles traitent un sujet intégralement traités par les hommes, elles trouvent toujours le moyen de proposer un angle intéressant (je ne sais pas dans quelle mesure cet article est bon, juste, mais j’en ai apprécié la lecture par son objectivité- Hommes - femmes : différents mais jusqu’où ? ). De ce fait, j’ai tendance à toujours au moins à jeter un coup d’oeil à un manga sur un sujet typiquement masculin qui serait créé par une femme (type FMA). Il y a toujours quelque chose d’intéressant à en tirer.
La volonté de concentrer ses efforts sur les personnages est d’ailleurs souligné par un chara design particulier. Dans l’anime (que vous avez vu ou que vous allez voir), ce chara design contraste énormément avec les décors, finalement assez réalistes. Atypique, Goyo surprend de ce point de vue et intéresse. Les personnages revêtent également un caractère mystérieux (et un peu yaoi). Vous les découvrirez au fur et à mesure de la série ainsi qu’un univers assez spécial. Cette approche ne plaira pas à tout le monde mais il est clair que cette série s’inscrit plutôt dans la ligne que Shinmanga apprécie de voir ! Mucho bueno !
Coté technique, l’animation proposée par cette adaptation animée est à la fois fluide et réussie. On en attendait pas moins des studios Manglobe (Samurai Champloo, Ergo proxy) est pour moi un véritable gage de qualité (je sais que je regarderai le prochain manglobe quoi qu’il fasse).
La relecture de cet article me fait dire que soit je deviens trop gentil soit il ne sort que de bonnes choses.... Mais en même temps, j’avoue plutôt écrire sur ce que j’apprécie plutôt que que ce que je n’aime pas... Pourquoi s’ennuyer ou perdre son temps sur des navets ? c’est le rôle d’un critique ? Oui sans doute, mais bon, je n’écris pas suffisamment d’article pour avoir à trop m’empêtrer dans de tristes mangas sans intérêts... En tout cas, Goyô mérite quand même d’être regardé !



Commentaires
1. jeudi 5 août 2010 attime 00:59, par Sirius
2. jeudi 5 août 2010 attime 07:39, par rambijey
3. jeudi 5 août 2010 attime 10:21, par Sirius
4. jeudi 5 août 2010 attime 12:23, par rambijey
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