Cette année et depuis La Traversée du Temps, il faut dire que l’apparition de l’animation japonaise dans les salles sombres se faisait de plus en plus rare. Le 17 Juin 2009, Piano Forest sort au cinéma. Créé par l’excellent Masayuki Kojima (à qui l’on doit Monster par exemple) et animé par le Studio Madhouse (que je ne vous présente plus). Ce film est le résultat d’une adaptation d’un manga sorti en 1998 et dont la sortie en France est prévue chez Asuka.

Synopsis

Shuhei Amamiya est un jeune garçon destiné à un brillant avenir de pianiste professionnel. Au début de l’été sa famille emménage dans une ville de province. Ses nouveaux camarades de classe lui racontent alors une étrange histoire. Il existerait un piano magique caché au fond d’une forêt. Bien que cassé depuis des années plusieurs personnes affirment avoir entendu une mélodie sortant de cette forêt. Seul Kai, un jeune garçon, affirme que la musique du piano est réelle et pour le prouver demande à Shuhei de le suivre. Mais Shuhei ne réussit pas à en faire sortir quelque son que ce soit. En revanche, lorsque Kai se met à jouer, la magie opère. Shuhei comprend que son ami est capable d’interpréter dune musique quasi divine alors qu’il n’a jamais pris une seule leçon de piano. Bien qu’opposés les deux garçons deviennent vite inséparables, jusqu’au jour où ils deviennent rivaux lors d’un concours national de piano.

Source : site officiel

Piano Forest (Masayuki Kojima/Mad House) (...)

Analyse :

Piano Forest divise. Le scénario, à première vue assez original (la variation de deux jeunes opposés et un vrai travail d’analyse de l’objet inanimé qu’est le piano) reste beaucoup trop convenue et prévisible.On pourrait citer en exemple cette maladresse : est-ce que le film dénonce vraiment la rudesse des concours de piano (et des concours nippons en général) ou n’est-ce qu’un prétexte pour servir l’intrigue ? Par un manque d’approfondissement, Piano Forest peine à s’affirmer. Les genres dramatiques et de comédies se mêlent sans que l’on puisse vraiment caractériser ce film. Au niveau de l’animation, des défauts inhérents aux animés traitant de la musique classique ; ainsi à l’instar de Nodame Cantabile, l’animation des mouvements sur le piano reste médiocre et très raccourcie, voire ne se suivant pas la partition !!

Malgré cela, Piano Forest intrigue, et surprend parfois. Ce film s’avère être une parfaite initiation à l’univers de la musique classique, servie par une bande son impeccable (de Debussy à Mozart en passant par Chopin) et permet d’apprécier sans difficultés ce genre. Par ailleurs, la diversité des personnages (à la fin du moins) permet l’intérêt du spectateur durant ces précieuses minutes. Même si Kai, le jeune intrépide, captive le spectateur, son opposé , Shuhei, reste fade.

Au final, Piano Forest s’avère plutôt moyen. Sa médiocrité l’empêche de s’adresser à un public précis : trop compliqué pour les plus jeunes, trop niais pour les plus vieux. Pourtant, l’animé sur la musique classique produit toujours son effet envoûtant pendant les quelques minutes d’une Sonate de Mozart… Pour plus d’informations vous pouvez aussi consulter la critique de Rambijey sur ce film.