Pandala (Tot / Bertrand Hottin / Ankama) note (...)

Connaissez vous Gon ? Gon est un manga de Masashi Tanaka retraçant la vie d’un tyrannosaure et sa découverte du monde et des autres animaux. La particularité de Gon : le fait qu’il n’y ait aucun dialogue.

Mais pourquoi suis je en train de vous parler de Gon ? En fait, cela me permet de subtilement en arriver à vous présenter un titre "manfra" (manga français) des éditions Ankama : Pandala.

Pandala nous conte les péripéties d’un jeune Panda , rongé par la vengeance après la chute de son village. Il apprendra les arts martiaux auprès d’un maître Panda et affrontera de nombreux renards, ennemis naturels des Pandas. Et dans Pandala, comme dans Gon, il n’y a aucun dialogue.

Le lecteur est donc propulsé dans cet univers "naturel" et nous propose de suivre le jeune pandawa (un petit panda pour faire simple).

Si la comparaison avec Gon nous vient immédiatement à l’esprit, la lecture approfondie du titre nous en éloigne tout de même, Pandala nous proposant une farandole de couleurs (Gon est en noir et blanc) et le character design des personnages étant fondamentalement différents.

Alors que Gon recherche à compenser l’absence de dialogue par la précision, le détail de la faune, de la flaure et au niveau de l’expression (un travail d’un réalisme impressionnant), Pandala nous propose au contraire un character design assez rond, chibi, rappelant parfois le monde du jeux vidéos .

Si les recherches de couleurs, les jeux de lumière, et les décors sont à la fois agréable et variés (nous avons le droit à des peintures de décors de nuit, de jour, sous la pluie, la neige, la mer, la forêt, de cascade etc.) , les personnages ne sont pas toujours réussis et le dynamisme, l’expression pas toujours au rendez vous.

Comme je le disais précédemment, les influences de Pandala sont bien sur celle du manga, mais au delà de cela le monde du jeux vidéos au niveau du character design des personnages, mais aussi de quelques titres phares du manga comme le vieux maître de shiryu dans les chevalier du zodiaque (notamment la planche où l’on voit le maître panda en haut d’une cascade devant son élève) mais encore la technique du maître panda ressemblant au Kung Fu de l’homme îvre (voir rock lee dans Naruto, Jackie chan dans le cinéma asiatique ou Lei Wulong dans Tekken pour le jeux vidéos) ou l’arrivée du Kitsou (du chef des renards) rappelant le prélude à de grands combats (dans de nombreux films de sabre, ou dans mes souvenirs, l’habitant de l’infini).

La lecture n’en reste pas moins plaisante, et Pandala parvient à offrir un titre original (certes pas concernant le scénario mais concernant l’oeuvre en général) et graphiquement de qualité (d’autant que le format, le papier et la couverture cartonnée favorise un a priori positif sur le titre) qui ravira sans doute beaucoup de lecteurs !