Fort de ma nouvelle wii, je vais dés aujourd’hui rédiger quelques articles de tests de jeux wii en commençant d’ailleurs par le test d’Okami.

Ce qu’il faut savoir avant toute chose, c’est que je ne suis pas un gamer acharné. Je m’y connais finalement assez mal, ne pouvant y consacrer mes soirées et mes weekend. Par conséquent, mes tests relèveront plus du blog amateur que du site professionnel. Il s’agira tout simplement de décrire en un mot si j’ai aimé ou pas un jeux et ensuite de motiver ce mot par un écrit plus ou moins développé. Je trouvais intéressant d’indiquer à mon cher lecteur le type de « joueur » auteur de l’article (trop souvent à mon goût, le lecteur ne sait pas qui note, or la note dépend finalement au moins à 25% du profil de joueur/lecteur).

Deuxième chose, concernant les raisons pour lesquelles je ne mets pas au point de système de notation type , jouabilité 8/10, musique 6/10 etc… C’est assez simple. Ces systèmes de notations (une moyenne des notes) partent souvent du principe que musique, scénario, jouabilité sont tous des critères de même valeur. Personnellement, je trouve ça un peu aberrant … Donc vous n’aurez que mon ressenti général sans note !

Passons au vif du sujet ; Okami. Soyons clair, soyons concis : Okami est une Excellent titre

Okami, un hymne au Japon des temps immémoriaux

Okami est avant tout un titre original. Mon retrait progressif du monde du jeu vidéo est avant tout lié à un manque de nouvelles sensations. Certes, depuis ma vieille super nintendo, que dis je, sur Atari, les graphismes se sont extraordinairement améliorés, mais j’ai rapidement ressenti une lassitude à l’égard des consoles de jeux. La wii a renoué mon intérêt avec cet univers en proposant une approche différente du jeu et en proposant véritablement un lien plus direct entre l’homme et la console. Okami exploite à merveille cette faculté en proposant à détenteur de la précieuse console de se transformer en dieu (kami) chargé de refleurir un monde défraîchi, sombre à l’aide de techniques notamment basé sur un pinceau.

Vous êtes ainsi amené à revivre vos premiers pas dans le domaine de la calligraphie en dessinant un soleil pour matérialiser l’astre lumineux ou un cercle pour insuffler de l’énergie aux territoires abandonnés. Mieux encore, vous serez quasiment happé, englouti dans une véritable estampe, en couleur, pour revivre la légende d’Amaterasu, déesse du Soleil selon les rites shïntoistes et ennemi de Susanoo, Kami de la mer et du vent (Okami s’inspire largement du folkore et du bestiaire japonais comme les Kami, Yokai etc.)

L’aspect graphique et le gameplay (utilisation d’un pinceau pour créer) d’Okami lui confère un caractère singulier et une valeur inestimable. Il vous sera ainsi difficile de ne pas vous laisser prendre dans ce Japon ancien et de jouir du plaisir de façonner, modéliser le décor en dessinant. Au-delà du dessin, vous devrez également combattre. Pour ce faire, la Wiimote auparavant utilisée comme un pinceau vous servira également comme le Nunchuk à fendre le vent et vos adversaires à l’aide de quelques gestes de la main : soit en utilisant votre art du pinceau pour pourfendre vos adversaires, soit en utilisant les armes d’Amaterasu (comme le célèbre miroir d’Amaterasu). Vraiment une bonne exploitation du potentiel de la Wii. En un mot, superbe !

L’aventure est également au rendez vous grâce à un scénario bien balisé, une multitude de quêtes, et un grand nombre d’espaces à découvrir. Les mondes rappellent largement un Japon ancien, marécageux mais rapidement transformés en un géantissime cerisier japonais, riche en couleurs et en douceur. C’est d’ailleurs l’un des grands plaisirs de ce jeu que je n’avais finalement jamais éprouvé. La sensation de transformer le monde qui nous entoure. Vous retrouverez également des aspects classiques de ce type de jeu comme le traditionnel marchand ambulant vous attendant au coin d’un écran et vous proposant quelques fioles contre des ryos (monnaie du jeu). Vous aurez tout autant l’occasion de récolter quelques trésors ou acquérir de nouvelles techniques de combat.

Mais Okami a-t-il des défauts ? Car à en croire certaines lectures, ce titre d’exception n’en connaît pas. Malgré l’indéniable qualité du titre, plusieurs points m’ont parfois paru gênant. Les plus agaçant a sans doute pour moi été les voix. Littéralement horripilant, les petits personnages du jeu parlent une langue inconnue à base de petits cris perçants. C’est raté, surtout que la musique, bien qu’agréable, est parfois lancinante si l’on y ajoute ces petits cris (quelque peut déprimante par moment, même si sur l’ensemble bien faite).

Les autres legers points noirs que je souhaitais évoqué concerne les mouvements de caméra et l’aspect graphique originale même du titre et. En effet, les mouvements de caméra ne facilite pas toujours les choses et rendent la jouabilité difficile. Quant à l’originalité, il s’agit sans doute de l’arme à tranchant de Okami. Pour ma part, j’ai vraiment beaucoup apprécié cet aspect estampe/ papier de riz. Il ne plaira peut être pas à tous et nécessitera un petit temps d’appréhension (je sais que ma remarque peut paraître inopportune, d’autant que ceux qui me connaissent savent à quel point j’aime le Japon ancien, mais après un petit test sur différents publics, certains n’ont pas été conquis par ce style). De même, la trentaine voir la quarantaine d’heure ravira certains et paraîtra longue à d’autres !

Mais je me refuse à finir sur cette note négative. Qui possède la Wii doit posséder Okami. C’est un must have, surtout si vous appréciez la culture traditionnelle japonaise. Nouvelles sensations et belles heures de jeu garanties !