Nouveau tome, double duel et défaite dans un tome dans la droite lignée des précédents et toujours aussi convainquant.
Pour mémoire, les gouttes de dieux met en scène un duel entre deux héritiers d’un célèbre oenologue. Pour conquérir l’héritage de cet homme hors du commun, son fils spirituel et son fils de sang s’affrontent et tentent de découvrir les "apôtres", des vins présélectionnés qui permettront de les départager.
Pour ce faire, nos duelliste doivent enquêter, cumuler les indices, faire preuve d’impétuosité, d’ingéniosité pour retrouver le nom et l’année du précieux nectar. Bien entendu, le vin est à la fois le sujet du manga mais également un prétexte pour suivre l’introspection des protagonistes. Ils devront avant tout se plonger dans leurs souvenirs, se questionner, se remettre constamment en question et se dépasser pour découvrir chaque mystérieux apôtre.
Bien entendu, comme toujours, c’est en s’appuyant sur les autres que nos personnages vaincront. Dans chaque histoire, le vin joue un rôle prépondérant . Amitié, Amour, Vieillesse, Enfance, derrière chaque bouteille se cache une expérience de vie pouvant être mis en parallèle avec la sensation ressenti en dégustant un certain type de vin. Le tome 11 est particulièrement palpitant dans le sens où un réel obstacle s’impose à Shizuku et Tomine. Cette fois ci, si chacun n’a vu depuis onze tomes en l’autre qu’un adversaire, ils viennent de comprendre que le défi lancer par leur père est beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraissait. Car finalement, peut être ne parviendront ils ni l’un ni l’autre à trouver les apôtres. Leur véritable adversaire est peut être en réalité leur père et eux même.
Sur la thématique de l’enfance, objet du manga, il est intéressant d’observer la différence d’approche entre Shizuku et Tomine. Shizuku parvient plutôt à avancer par grâce à des tiers alors que Tomine doit s’enfoncer dans sa propre enfance pour trouver la solution à l’énigme et quelque part se retrouver lui même. C’est au fond plutôt normal car il manque à Shizuku la connaissance, l’expérience alors qu’il manque à Tomine, le ressenti, l’intuition brute dont dispose par exemple Shizuku.
Le graphisme est quant à lui toujours aussi précis, expressif, maitrisé tandis que les dialogues sont soigneusement pesés (surtout les parties plus narratives). Si l’on reproche généralement au manga la pauvreté des décors, ceux ci sont également assez travaillés, renforçant ainsi le caractère réaliste de l’oeuvre.
Cette lecture me ravi toujours autant et me procure toujours autant de plaisir ! merci Tadashi Agi et Shu Okimoto !



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