Les dossiers de l’écran, un bon dossier sur les mangas !
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lundi 21 janvier 2008, par rambijey
Sans doute l’un des dossiers que j’ai pris le plus de plaisir à lire à l’époque sur les mangas : les dossiers de l’écran manga. Datant de 1999, ce petit dossier a le mérite d’être assez complet, fournissant quelques éléments historiques, statistiques, un peu sociologique. Pour un petit aperçu des informations, voici un petit passage qui m’avait paru extremement intéressant (même si maintenant, ça date un peu, et si cela ne prend pas en compte la crise actuelle que connait le manga depuis quelques années au Japon). Le dossier est assez bien documenté, objectif, et aborde des thèmes pertinents :
" Au PaYs De...
Au Japon, les mangas passent en tête des lectures. Non que les autres imprimés soient dénigrés, au contraire. Les japonais sont de grands lecteurs et 93% d’entre eux achètent un quotidien par jour ; 52% au moins un hebdomadaire par semaine. Non seulement ils lisent énormément, mais plus encore, ils lisent vite : 20 minutes en moyenne pour 320 pages, soit moins de 15 secondes par page. Le manga offre un tel choix de sujets que sa fonction dépasse le simple plaisir de lire. Son atout majeur est de savoir communiquer aisément sans support textuel trop lourd, caractéristique qui le rend par définition exportable à travers l’universalité du dessin. De plus, la simplicité des structures narratives des récits accentuent cette facilité. Les jeunes générations ont donc développé une aptitude à lire très vite, sans pour autant faire d’impasse sur les détails. Les films d’animation ne découlent plus automatiquement du manga imprimé et ces films prennent autant d’ampleur que la lecture. Au Japon, les hommes passent en moyenne plus de trois heures par jour devant leur écran, et les femmes, cinq heures. En demandant aux japonais quelles seraient les deux choses qu’ils emporteraient sur île déserte, 36% répondent la télévision et 20% un journal. Réponse toujours plus cohérente que celle des américains qui s’encombreraient d’un frigidaire et d’une voiture, deux objets dont l’utilité reste douteuse sur une île déserte... Pour revenir à l’impact des films d’animation au Japon, il est largement entretenu par ses produits dérivés et notamment par les jeux vidéos. 80% des japonais possèdent une console de jeux à domicile et sont très attentifs aux nouveautés en tout genre. Cet intérêt porté à la modernité, dont les mangas ne sont que le miroir, les poussent à rêver autour de l’univers fermé de l’animation. Car comme dans tout exercice artistique, les candidats dépassent largement le nombre de reçus. La ville de Tokyo organise deux fois par mois, une convention autour du manga. Les nombreux visiteurs, très matinaux, aspirent le plus souvent à être mangaka et sont de véritables passionnés du genre. Chacun se déguise comme son héros favori et espère que sa prestation sera suffisamment remarquée pour être photographiée, et ainsi faire la couverture d’un magazine spécialisé. En dehors de ce concours, l’exposition est un véritable lieu de foire où se nouent des échanges entre indépendants et créateurs avertis. Toutes les grandes villes ouvrent leur porte aux mangas car la nouvelle génération y nourrit des rêves et des ambitions sincères. Entre les futurs mangakas - qui sont souvent engagés dans les studios ou rédactions dès leur plus jeune âge - et ceux qui aspirent à faire des doublages, le Japon répond à ces désirs avec la certitude d’être gagnant. D’autant plus que les japonais se prêtent à tout type de jeux avec beaucoup de plaisir et d’aisance. Les manifestations sur les mangas sont autant de cohésions nationales que de réussites financières.."
la source du dossier :
http://www.ecrannoir.fr/dossiers/mangas/index.html





