Last Exile (note 7/10)
La chronique
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samedi 31 mars 2007, par Castex
L’univers de la japanime est un univers vaste. Ou alors un peu comme la fameuse boite de chocolat de Forest Gump : on ne sait jamais sur quoi on va tomber . Enfin si un peu quand même. Mais c’est un univers suffasement vaste pour surprendre quand il le faut. Il sait vous émerveiller. En plus c’est un univers en constante expansion. Même si certaines séries choisissent de s’aventurer dans des terres connues, d’autres n’hésitent pas à explorer de nouveaux horizons. Last Exile se situe entre les deux : si le monde est neuf, les moyens de l’explorer, eux, ne sont pas vraiment nouveaux. Il sont en revanche très bien employés.

Titre Original : Last Exile
Année : 2003
Studio : Gonzo
Genre : Aventure ; Science-fiction ; Évasion
Auteur : CHIGIRA Kôichi
Volumes et durée : 26 épisodes de 24 mn environ

Last Exile nous transporte dans le monde de Prestale, dans un passé alternatif correspondant à peu prés à notre charnière XIXème - XXème siècle - en tout cas, avant l’invention du parachute. Dans ce monde, deux nations s’affrontent : dans le coin bleu, l’empire d’Anatore, qui correspond environ à notre Europe occidentale de l’ère napoléonienne ; dans le coin rouge, la nation Dusith, une confédération de plusieurs peuples, dans un style plus oriental. L’enjeux principal est le contrôle de l’eau, LA ressource stratégique de Prestale, mais aussi l’extension territoriale. Les battailles engagent d’impressionants vaisseaux de combat, dans un schéma proche de ce que pouvait être les batailles navales des XVIIIème et XIXème siècles. Cette guerre est arbitrée par une troisième faction, la Ghilde, qui dispose d’une technologie vraissemblablement beaucoup plus évoluée que les deux autres. C’est d’ailleurs cette même Ghilde qui fournit aux deux factions la technologie nécessaire pour faire voler leurs immense vaisseaux.

- La flotte d’Anatore - ici en mauvais posture.

- La flotte de Dusith.
Last Exile démare dans l’une de ces batailles titanesques (enfin pas tout à fait mais bon...). Le ton est donc donné : on va en prendre plein la vue. Au delà de l’aspect graphique sur lequel je reviendrai, Last Exile c’est avant tout une mise en scène hollywoodienne qui vous scotchera à votre fauteuil. Jetez un coup d’oeil aux captures d’écrans : on a rarement vue des batailles aussi épiques. Batailles assez semblables à une partie d’échecs dans leur déroulement (on retrouve d’ailleurs un certain nombre de références à des coups particuliers de ce jeu). Bref, on sent que Gonzo à voulu frapper un grand coup avec Last Exile et qu’ils ont mis un budget conséquent dans la réalisation technique. Et ça se voit ! Aucun doute que Gonzo a fait de l’excellent travail de ce côté là. L’outil 3D est parfaitement maîtriser et ne dénature pas la 2D traditionnelle ; au contraire, la symbiose entre les deux est quasi-parfaite. Si vous voulez profiter pleinement de ces qualité, prévoyez un bon écran et de bonnes enceintes, histoire de vous immerger le plus possible. Mais revenons à notre histoire.

- Lavy et Claus.

- Le fameux Sylverna - il a le look d’un cuirassé de la première guerre mondiale.
Si je présente la bataille avant, c’est pour vous mettre dans le bain. Bien sûr, avant ça, on fait connaissance avec les deux héros : Claus et Lavy, pilotes de vanships (petits vaisseaux très rapides et maniables utilisés pour transmettre le courrier). Cette courte présentation nous permet d’apréhender un peu mieux l’univers de Last Exile et surtout son chara-design. Atypique, aux formes arrondies évoquant les anciens dessins animés, il contraste avec la technologie employée pour la série. Il vient cependant lui donner une touche particulière et un caractère unique, qu’on aime ou pas. Nos deux héros se voient donc chargé - d’une manière peu habituelle - de remettre une lettre à une riche dame. Celle çi leur propose alors de remettre une lettre à son mari... le commandant de la flotte d’Anatore. Claus et Lavy vont donc se retrouver au beau milieu d’une bataille - l’occasion d’estimer le caractère des deux personnages. Malgrès une altercation à bord du vaisseau amiral, ils parviennent à remplir leur mission.

- Le vanship de Claus et Lavy.

- Alex Rowe - le captaine du Sylverna - toute ressemblance avec un personnage déjà existant n’est que pure coïncidence...
A leur retour chez eux, ils participent à une course de vanships ; l’occasion une nouvelle fois pour l’équipe technique de nous montrer ses talents. C’est au cours de cette course que l’histoire va réellement commencée : ils tombent par hasard sur un pilote qui, au seuil de la mort, leur confie sa dernière volonté : amenée la petite fille qui l’accompagne sur le Sylvernia, le plus puissant vaisseau de guerre jamais conçu. La raison de la mort du pilote apparaît très vite : c’est l’oeuvre de la Ghilde. Nos deux héros vont donc se retrouver malgrés eux en plein milieu d’une lutte impitoyable entre le Sylverna (et surtout son capitaine) et la Ghilde dont l’enjeux est le mystérieux Last Exile, un vaisseau légendaire érant dans le Grand Stream - la frontière entre les deux pays en guerre, gigantesque zone de courant aériens que même les pilotes les plus cheuvronnés ont peur d’affronter - et dont la clef semble être la petite fille les accompagnant, Alvis.

- Le vaisseau amiral de la Ghilde - le plus classe de tous.

- Maestro Delphine - le personnage détestable par excellence.
Last Exile, en plus de nous proposer d’ecxellent graphismes et un univers original, prétend donc tenir également le spéctateur par un scénario haletant. C’est donc au cours de 26 épisodes que va progressivement se dévoiler ce scénario, nous faisant découvrir l’univers que les auteurs ont crée pour l’occasion. On s’attarde également sur la psychologie des personnages, leurs relations, leurs motivations toutes différentes. Enfin, tout ça, c’est sur le papier. Car si Last Exile peut sembler être LA série parfaite, elle n’est pas exempt de défauts. Si il est difficile de la reprendre sur le plan technique, on peut lui reprocher un scénario un peu bancal sur la fin. Visiblement, les auteurs n’ont pas réussis à le maîtriser completement, passer les deux tiers de la série, on ressent une perte de vitesse ; on se traine alors qu’il ne reste que peu d’épisodes. Ce qui m’a amené à craindre le pire pour le dénouement de la série, craintes qui vont en partie se confirmer : si je devais rester dans la métaphore aérienne, dison qu’au bout d’un moment, on a l’impression que l’un des moteurs de l’appareil est tombé en rade et qu’au prix de quelques sacrifices, les pilotes (les auteurs) ont réussi à le redresser et ainsi éviter le crash mais pas sans dégats. Bon, je m’égard un peu, ce qu’il faut comprendre ici c’est que le budget était probablement trop séré pour terminer la série dans de bonnes conditions - à mon avis, on a supprimé deux épisodes. Des défauts, il y’en a aussi au niveau des personnages dont la psychologie semble dès fois mal maîtrisée : on a l’impression d’avoir à faire à des lunatiques. C’est d’autant plus grave que ces défauts concernent les personnages principaux. En matière de mauvaise répartition du budget et des efforts, Last Exile constitue donc presque un cas d’école.

- Dio - un personnage ambigu - énervant au début, on finit par s’y attacher.
« Bon alors, c’est bien ou pas ? » Inutile de tergiverser ou de chercher la petite bête : Last Exile est une bonne série. Les défauts sur lesquels j’ai insisté ne sont finalement pas si important, même s’ils jouent dans l’impression finale. Le scénarion rempli son objectif : tenir les spectateurs en haleine durant 24 épisodes. Cet objectif est rempli grace au travail effectué sur l’ambiance. Je n’ai pas encore parlé de la B.O. mais elle joue également un rôle imprtant dans l’immersion dans cet unvers : surtout orientée autour d’instruments à vent (flûte de pan en grande partie), elle colle parfaitement à l’unvers, les morceaux sont toujours bien choisis et assez variés. Bref, on tient là encore un des gros atouts de la série. Résumons donc : des graphismes sublimes, une mise en scène excellente, un scénario intéressant mais pas assez exploité sur la fin (et dans d’autres éléments mineurs), des personnages attachants, équilibrés entre eux mais dès fois un peu en « freelance », une B.O. qui assure une immersion parfaite ; mettez les qualités et les défauts sur une balance devrai vous aider à vous faire une opinion définitive mais il n’y a normalement pas lieu de vous faire un dessin. Last Exile est une oeuvre aérienne qui vous immergera dans un monde et un univers comme devait l’être celui des pionniers de la conquète du ciel ou même les grands navigateurs. J’insisterai jamais assez pour son ambiance, mais j’ai rarement eu la sensation d’être autant immergé dans un univers. Last Exil mérite donc une bonne place dans votre mangathèque.





