Nouvellement arrivée parmi nos partenaires, j’ai eu l’occasion de discuter avec Laurent , l’un des responsables de Bandai (sur les produits collectors, cartes à jouer etc...).
Cet entrevue m’a permis de mieux comprendre comment fonctionnait Bandai, notamment vis à vis de son homologue japonais.
Q : Peux tu nous présenter rapidement Bandai ?
En fait, Bandai a fusionné depuis deux ans avec Namco. Traditionnellement, Namco faisait du jeux vidéos et Bandai du jouet. Des synergies apparaissaient de manière évidente. Ce schéma japonais a été dupliqué au niveau international.
Au Japon, Bandai est organisé en division, comme en France. Il y a la division toy, une division jeux vidéo et également une divisions DVD anime via BEEZ, et même de la production via Euro visual.
Q : Depuis combien de temps êtes vous à la Japan expo ?
On a participé à certaines des premières convention au CNIT. Là, ça fait quatre ans qu’on est présent de manière continue.
Q : peux tu nous présenter un peu votre stand, et vos dernières nouveautés ?
Nous avons un portefeuille varié de jouet. Notre coeur de métier, c’est les figurines pour les 4 à 10 ans type power rangers. Vu nos origines, il y a une forte présence de licences de japanimation. Il y a de ça 5 ans, nous avons lancé les myth clothes [pour information, la nouvelle collection de jouet Saint seiya alias "les chevaliers du zodiaque"] en France, puis des cartes à jouer sous lience Dragon Ball. Par rapport à l’année dernière, nous mettons également en avant Soul of chogokin (Goldorak).

Q : comment vos produits ont évolué, Bandai a t il toujours été orienté shonen ?
Bandai a été créé en 81. Au départ, on ne faisait que du dérivé shonen. Après, on est devenu plus généraliste et on a également touché un public de jeunes filles dans une gamme pré school "artistique". Notre catalogue s’est élargie mais toujours avec une forte présence du shonen (Naruto, Dragon ball etc..)
Q : Êtes vous autonome par rapport à Bandai Japon ?
Il y a une très forte autonomie et une grande flexibilité des filiales en Europe. En fait, on constitue un portefeuille de produits en se basant sur :
des produits développés par Bandai Japon
des produits développés en Europe pour l’Europe
des produits tiers, notamment américains
Il y a une grande liberté par rapport au Japon et ce qui sort au Japon ne sort pas nécessairement en France. Chacun se positionne, mais il faut savoir qu’il est plus facile de se positionner sur des produits européens. Après, c’est une histoire de droits. Parfois, les licences sont globales pour l’europe, parfois pays par pays etc...
Q : Et les figurines de saint seiya lost canvas dans tout ça, c’est pour bientôt ? j’ai cru voir deux figurines sur le stand !
Par rapport à lost canvas ? Pour Lost canvas, il a effectivement Tenma et Kagaho [la sortie de Tenma est officiellement prévue pour début octobre].
Mais nous allons sortir les figurines petit à petit. Par exemple, on a sorti l’armure divine de pégase V4 il y a un an. Depuis, on arrive seulement à sortir Andromede et god cloth [prévue pour septembre]. Il faut entretenir l’attente des fans !
Q : en parlant des fans, avez vous perçu une évolution selon les générations ?
Pas tellement. Mais on constate différents phénomènes. Saint seiya reste un produit adulte. Nos consommateurs sont les gamins qui regardaient le club dorothée à l’époque. Inversement, pour Dragon ball, il y a eu un renouvellement des générations. Il y a de vieux fans et de nouveaux fans. Je pense que cela s’explique par la forte activité jeux vidéos sur Dragon Ball qui a conduit à un brassage, un passage de témoin de générations en générations.
Sur Naruto, c’est un peu spécifique. Il y a eu un énorme succès au niveau de l’édition mais ça a du mal à passer. On est pas à la hauteur des espérances suscitées.
Q : et Pokemon ?
Sur Pokemon, on l’a repris il y a 5 ans (figurines) lorsque le phénomène était dans le creux de la vague et lorsque plus personne n ’en voulait. A cet époque, Pokemon, c’était " Has been". Nous avons repris la gamme, fait un peu plus de jouets d’action puis nous avons constaté que le phénomène est reparti pour une deuxième vague. Il a fallu qu’une génération passe (99/00) pour que Pokemon se refasse une santé.
Sur Soul of chogokin, on expose sur la Japan expo un prototype de UMC. C’est le chogokin version utlime. Un robot de 60 cm composé d’un alliage de titane et carbone . Nous présentons donc cette exclusivité japonaise avec pour la première fois, un vente, un mazinger classique. C’est un premier pas dans cet univers.

Q : Pour soul of shogokin, quel public visez vous ?
Pour le public, plus celui de saint seiya.
Q : Et comment décidez vous de sortir un produit Bandai Japon ?
On regarde ce qui sort au Japon. On analyse les résultats et à partir de la on réfléchit aux opportunités pour le marché français. Mais les habitudes de consommation entre japonais et français sont complètement différentes.
Q : et le Tamagotchi dans tout ça ?
Le tamagotchi a été un énorme succès au Japon et en Europe à la fin des années 90. Relancé en 2004, ça a été un nouveau gros succès, même supérieur à nos attentes. On pensait au début que c’était un nouveau phénomène de mode. Mais au final, ça a duré 4 ans, avec différentes évolutions. Aujourd’hui, on a arrêté, mais c’est en sommeil pour mieux ressortir dans quelques années !
Q : On arrive au moment que j’attendais. Pouvez vous nous parler de la série des mugens (produits de Bandai Japon, comme le papier bulle électronique, le haricot électronique etc...)
Pour les mugen, c’est typiquement produit japonais difficile à faire en France. Le Japon est beaucoup plus orienté gadget. On a sorti puchi puchi qui peut par exemple plaire au public de la japan expo. Mais à une plus grande échelle c’est difficile !
Après, c’est aussi question de structure. Nous, notre business, c’est le produit pour enfant via la grande surface. Le mass market, c’est notre coeur de métier. Après, effectivement, il y a des gammes comme saint seiya un peu plus atypique. Les choses évolues petit à petit.
Q : les myth clothes, votre choix a t il été lié à Hades ?
Non. Au japon, ça a été un gros succès et nous avons eu la conviction que ça marcherait. Puis le marché de l’import nous a un peu orienté !

Q : peux tu nous parler des nouveautés à venir ?
Il n ’y a rien d’annonçable sur le shonen, on travaille en permanence sur de nouveaux projets.
Nous allons lancer Harumika [je dédierai un petit article à ce projet], un produit original entre la poupée mannequin et le produit artistique. En fait, c’est un petit mannequin que l’on peut habiller et créer sa ligne de mode. Le principe est qu’il n’est pas nécessaire de coudre [apparemment seule une petite spatule est nécessaire]. Ce produit sera destiné au 6- 12 ans et pré ado.
La sortie est prévue pour la fin d’année. C’est l’exemple de produit maison découvert au Japon qui nous a tout de suite plu.
Q : la mode étant différente au Japon et en Europe, allez vous adaptez les accessoires ?
Oui, ça sera adapté pour l’europe.
Merci à Bandai d’avoir répondu à nos quelques questions ! Je posterai des articles au fur et à mesure sur leurs nouveautés française et japonaise (qu’il est généralement possible de se procurer via le marché de l’import)



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