Un grand nombre de lecteur préfèrera sans doute porter sa lecture sur le chef d’oeuvre d’Ishiguro, à savoir les vestiges du jour. Mais l’inconsolé demeure pour moi, un titre de grande qualité

L’histoire tourne autour du personnage de Ryder, un pianiste de légende qui retourne dans sa petite ville natale pour livrer un concert.

Mystérieusement, nous nous rendons compte au fil de la lecture que celui-ci a perdu la mémoire, que ce soit sur différents personnages qu’il va rencontrer comme son "apparente compagne", d’anciens amis etc...

Ryder s’enfonce lentement dans ce monde qu’il avait complètement occulté, avec à la fin, un concert mémorable dont je préfère en laisser à tous la surprise.

A la première question, y a t il un point commun entre les vestiges du jour et l’inconsolé, je dirais qu’apparemment non mais en réalité oui.

Apparemment non, car les personnages principaux et l’histoire divergent de manière significative. Mais, toutefois, toute la force d’Ishiguro est de nous plonger dans le monde intérieur du héros, et ce, sans que l’on ne s’en rende compte tout de suite. Si au milieu du livre, vous êtes perdu, c’est tout à fait normal. C’est que vous ressentez, à travers cet écrit, toute la folie du personnage, et la confusion qui règne dans son esprit (à) cet égard, cette oeuvre me fait penser au livre "Le journal d’un fou")

Ainsi, si dans les vestiges du jour, nous sommes transportés dans la peau de ce majordome persuadé que son action à indirectement permis un avancée planétaire, nous sommes ici, dans un autre registre, la encore, dans un monde très particulier.

Si incontestablement, l’inconsolé est d’un niveau moins satisfaisant que les vestiges du jour (mais d’un niveau supérieur à "quand nous étions orphelin"), cette oeuvre nous transporte graduellement dans univers où règne chaos et confusion qui trouve son apogée dans le concert final ! Délicieux !