Ghost in the Shell : Stand Alone Complex, le (...)

Premier des deux films de Kenji Kamiyama reprenant l’intrigue de la série TV, le Rieur est en fait un condensé de la première saison (les ’Onze Individuels’ est dérivé de la seconde).

Petit rappel de l’histoire : il y a six ans, un pirate informatique surnommé ’le Rieur’ avait kidnappé un industriel fabricant de micromachines pour le domaine médical. Depuis, on le dit responsable d’un vaste racket auprès de sociétés du même domaine. Après des années de silence, le Rieur refait son apparition pour dénoncer un vaste complot dans lequel le gouvernement serait (à nouveau) impliqué. La section 9 mène l’enquête.

Comme toujours avec les GITS, l’intrigue est bien construite et complexe. Il n’y a rien à redire question animation, avec une Kusanagi particulièrement sexy. La musique, signée Kanno Yoko, est un atout de plus !

C’est en 1995 que débarque sur les écrans le film de Mamoru Oshii, petit chef-d’oeuvre de l’animation japonaise et oeuvre cyber-punk majeure. Revenons sur le phénomène Ghost in the Shell (abrégé GITS) et sur son univers particulier.

Comme souvent dans la japanimation, le phénomène est en lien étroit avec un manga : celui de Masamune Shirow, publié au Japon dans Young Magazine à partir de 1991.

Il a alors pour titre ’Kōkaku kidōtai’, à traduire par ’Policiers anti-émeutes en carapace offensive’. Quelques années plus tard, Mamoru Oshii décide de porter l’histoire de la Section 9 sur grand écran. L’histoire : le Major Kusanagi et Batou, deux cyborgs appartenant à une unité spéciale gouvernementale, se lancent sur la piste du Puppet master, un pirate informatique capable de manipuler le ghost d’individus. Traitant de différents thèmes chers à la science fiction, c’est surtout l’interrogation sur la définition de l’être humain qui prend la place centrale du film.

Des scènes lentes, méditatives, très symboliques sont préférées aux longs discours pour mettre en scène l’angoisse métaphysique qui habite le Major. Oshii et son équipe récidive en 2004 avec le film ’Innocence’, la suite du film de 1995 qui fera partie de la sélection officielle du Festival de Cannes de la même année. Moins contemplatif, il n’en reste pas moins très proche des thèmes abordés dans le premier GITS.

Le phénomène GITS ne s’arrête pas là puisque l’histoire sera adaptée en série animée de deux saisons (26 épisodes par saison) sous le nom de Ghost in the Shell : Stand Alone Complex, en 2003.

Confiée au studio Prodution I.G et réalisée par Kenji Kamiyama, la première saison de la série TV reçoit aussi la collaboration de Masamune Shirow pour l’histoire originale ainsi que d’Oshii pour certains des épisodes. En 2004, la seconde saison est réalisée sous le titre de ’Ghost in the Shell : S.A.C. 2nd GIG’, davantage influencée par Kenji Kamiyama.