Ghost in the Shell : Stand Alone Complex, les Onze Individuels (Kenji Kamiyama / Beez)
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samedi 3 mai 2008, par Pauline
En 2034, le Japon est un pays troublé. Les crises politiques à l’échelle mondiale et les guerres ont créé des milliers de réfugiés. Immigrés au Japon, ils ne trouvent pas de travail et sont mal perçus par la population.
Les Onze Individuels, un groupe terroriste, prend alors en otage les employés d’une ambassade et réclame la fermeture des quartiers des réfugiés. En toute discrétion, la Section 9 est appelée pour réguler la situation. Mais quelqu’un semble bien décidé à profiter de la crise ambiante pour pousser volontairement le pays vers un chaos total…
On retrouve dans ce film certains thèmes centraux du premier “Ghost in the Shell” de Mamoru Oshii et tout le plaisir aussi. Question bonus, pas de quoi en faire tout un plat. Les interviews sont intéressantes mais sans plus. Heureusement, le film en lui-même est déjà un petit bijou !

L’univers de Ghost in the Shell est dit ’cyber-punk’. Il s’agit d’un sous-groupe de la science fiction qui se caractérise par des histoires ayant pour cadre un monde anti-utopique, le plus souvent dans un futur proche et sur Terre. C’est une contraction de ’cybernétique’ et de ’punk’.
Le mouvement apparaît dans les années 80, d’abord en littérature puis se généralise au cinéma, à la bande dessinée, à la musique, etc. Reprenant les interrogations de la société, le cyber-punk traite de clonage, d’informatique, de la place de l’être humain dans un monde de plus en plus chaotique.
Avec la fin de la Guerre Froide et la chute du Mur de Berlin, la menace atomique s’éloigne des esprits et les thèmes post-apocalyptiques de la science fiction d’alors sont remplacés par des interrogations sur les frontières entre réel et virtuel, sur ce qui fait de nous des êtres humains. Souvent lugubre, violent et pessimiste, le cyber-punk présente fréquemment des héros désabusés et cyniques, se débattant dans un monde où l’avenir semble derrière soi (le ’no future’ punk). En ce sens, GITS colle parfaitement à la défintion : un monde où les repères usuels ont disparu, aux dirigeants corrompus, etc.
La violence de certaines scènes soulignent encore ce côté impitoyable d’un avenir incertain.
Si la thématique de Ghost in the Shell trouve encore des échos plus de dix ans après sa sortie, c’est bien que ces thématiques restent, plus que jamais, d’actualité…





