Full Metal Panic !
La chronique - première partie
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vendredi 1er juin 2007, par Castex
Tout fan de japanime a dû voir au moins une fois dans sa vie une de ces fameuses séries de mecchas. Normal, vu que c’est ce thème qui a donné, en partie, son identité à ce domaine. Depuis les années 70 et l’inénarrable Goldorak, ce types de séries est devenu incontournable et tellement récurent que certaines personnes (comme moi) ont fini par s’en détourner. En effet, depuis ces années, le nombres de séries de mecchas doit approcher le nombre de grains de sable dans une poignée de main - c’est à dire : impossible à quantifier. Alors certes il y a bien un certain nombre de ces séries qui parviennent à se détacher du lot, mais il faut avouer qu’elles sont plutôt rares, puisqu’au final, ce sont toujours les mêmes ingredients que l’on nous sert dans un plat différent. La saveur est donc plus ou moins toujours la même. Le jour où je suis arrivé à ce constat, je me suis dit : "ça y est, je dois être blasé". Et puis j’ai découvert Full Metal Panic.

Titre original : Full Metal Panic
Années de production : 2001 - 2002
Studio : GONZO
Genres : Il ne faut pas se fier aux apparences (mecchas - action - humour)
Auteur : GATO Shôji
Volumes et durée : 24 épisode de 25 mn
Sur le papier, FMP ne propose pas grand chose de vraiment alléchant. Ca commence par le scénario : une organisation secrete de mercenaires du nom de Mithril se déplace de conflits en conflits afin de mettre tout le monde d’accord (en gros c’est ça). Pour cela, ils disposent de la technologie la plus avancée au monde : la "Black Technology". Cette technologie, seul quelques êtres humains peuvent la comprendre et la maitriser. Ce sont les "Whispered", qui détiennent les secrets de cette technologie dès la naissance, sans forcement en être conscient. Pourquoi ? Comment ? On en sait rien. Le rôle de Mithril est donc, aussi, de protéger ces personnes afin que la Black Technology ne tombe pas dans de mauvaises mains. Voila, pas de quoi casser une patte à trois canards en somme. On va donc suivre l’histoire de Sosuke Sagara, un jeune homme de 17 ans, engagé dans Mithril et n’ayant aucune expérience de la vie civile (il a été baladé de champs de bataille en champs de bataille toute sa vie), chargé d’infiltrer un lycée japonais pour surveiller et protéger une fille "Whispered" du nom de Chidori Kaname. A première vue, on se retrouve donc pour la ènième fois face à une série de mecchas au scénario basique doublé d’une school comedy à deux balles (on entrevoit "à peine" la romance qui s’annonce entre les deux héros). Mais ça, c’est ce que je me suis dit à la lecture du synopsis de FMP, et chacun sait que de la théorie à la pratique (visionnage de la série), il peut y avoir un sacré fossé.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, je tiens à préciser que cette chronique est en fait la première d’une série de trois (une pour chaque saison de FMP). Elle se concentre donc sur la première saison. Cette première saison se compose de 24 épisodes. Le synopsis que je vous ai donné plus haut en est en fait le "fil rouge", la trame de fond. Cette saison se découpe en réalité de plusieurs arcs de 4 ou 5 épisodes plus ou moins indépendants les uns des autres. Sortie en 2001, cette première saison n’a vraiment pas mal vieillie, la qualité des graphismes et des animations sont toujours très bonnes. On ne va pas s’éterniser sur l’aspect technique cette série, ni même sur son chara/mecchas design (qui, soyons honnêtes, n’ont rien d’originaux) mais plutôt sur ce qui fait tout son intérêt : son ambiance. Le grand mérite de FMP est d’offrir un cocktail très bien dosé d’action, d’humour et d’émotion.
L’action d’abord. On retiendra surtout la très bonne mise en scène lors de ces séquences. Que ce soit un combat de mecchas ou la libération d’otages d’un avion détourné, tout à été réalisé au millimètre. L’action est intense mais jamais confuse, on comprend ce qui se passe sans difficulté bref c’est bien monté. Les différentes situations auxquelles sont confrontés les héros sont bien amenées, sont logiques (et c’est pas un luxe !). Le moins que l’on puisse dire est que l’on ne s’ennuie pas un seul instant. Généralement, dans se genre de séries coupées en plusieurs morceaux (arcs), vous avez toujours des épisodes "bouche-trous" entre deux arcs. Vous savez bien, ces épisodes inutiles où les auteurs essayent désespérément d’être drôles - et bien dans FMP aussi il y en a. Et dans FMP aussi ils sont inutiles mais ils vont me permettre d’aborder le second point fort de FMP : son humour. Rappelez vous, je vous ai dis plus haut que Sosouke (le héros) n’avait aucune expérience de la vie en société et qu’il devait infiltrer un lycée pour y protéger une fille (l’héroine - Chidori). Je vous laisse donc imaginer les situations qui vont en découler. Surtout que Sosuke prend sa mission très au sérieux (comme tout ce qu’il fait). Ca nous donne donc un humour très particulier, très décalé par rapport à ce que j’ai pu voir jusqu’ici : FMP développe un excellent sens de la dérision la plus totale (les militaires en prennent pour leur grade - hohoho !) sans pour autant tomber dans la surenchère. Je vous laisse les découvrir, mais je vous garantie de bons moments de rigolades. Mais FMP, c’est aussi des moments beaucoup plus graves, beaucoup plus tristes et poignants. Comme il y en a peu, je ne m’éterniserai pas dessus, juste pour dire qu’ils sont présents et assez "puissants". Ils donnent un bon coup d’électrochoc au spectateur.
Voila, je ne pourrais pas vous en dire beaucoup plus sur cette première saison. Ce qu’il faut retenir de FMP ce n’est évidemment pas son scénario ou son design général mais son esprit. Arriver avec autant de brio à marier l’action, l’humour et les sentiments dans une même série, ce n’est pas donné à tout le monde. On a là un mélange quasi parfait de ces trois ingrédients puiqu’on a jamais les impressions désagréables de vide ou, au contraire, de surenchère ; tout est très bien dosé, arrive au moment où il faut. Qu’ajouter de plus donc, si ce n’est que l’on aimerai bien découvrir des séries de cette trempes plus souvent. Même si vous n’êtes pas fan de mecchas, vous pouvez y aller les yeux fermés, il peu de chance pour que vous soyez déçus. Cette série s’adresse à un large public et est pourtant peu connue. Dommage, elle mérite pourtant des éloges et peut devenir une référence en la matière.





