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Ergo Proxy (note 8/10)

La chronique

mercredi 28 mars 2007, par Castex

ergo proxy

Dans le monde de la japanime, il y’a deux types de série : celles que l’on peut regarder d’un oeil, avec des potes et dont la compréhension ne recquierent pas une grande attention ; et puis il y’a celles qui, au contraire, demandent une attention toute particulière, qui mettent vos neurones à contribution. Ergo Proxy fait parti de la deuxième catégorie.


Titre original : Ergo Proxy Années de production : 2005 - 2006 Studios : WOWOW - MANGLOBE INC. - GENEON ENT. USA Genres : Science-fiction - Aventure - Psychologie (aka prise de tête) Auteur : SATO Dai Volumes et durée : 23 épisodes de 25 mins

Regarder Ergo Proxy, c’est donc avant tout une question de mise en condition. Un conseil donc : si vous voulez apprécier cette série à sa juste valeur, prévoyez un gros trou dans votre emploi du temps, assurez vous que personne ne viendra vous déranger, calez vous dans votre fauteuil ou votre canapé, éteignez les lumières ; voila un bon point de départ qui, à mon sens, est essentiel. Maintenant que vous êtes bien installer, on peut commencer.

L’histoire d’Ergo Proxy se déroule dans le futur (pas de date precise mais c’est assez éloigné), dans la cité-dôme de Rumondo. Des cités-dôme comme Rumondo, il y’en a plusieurs et elles sont le lieux principal de concentration des êtres hummains, d’une part pour un meilleur contrôle de ceux-ci et d’autre part parce que la terre ayant subit un cataclysme sans précédent dans son histoire, l’extérieur est franchement inhospitalier et les chances de survies y sont très réduites. Cette cité de Rumondo connait néanmoins quelques soucis : depuis un certains temps, un virus informatique du nom de "Cogito" contamine les machines (autoraves) y travaillant, au service des hommes. Le principe de ce virus : il donne une conscience propre à ces autoraves leur conférant ainsi une capacité de réflexion sur leur situation de soumission. Autant dire que cela entraine vite de nombreux troubles. Des le premier épisode, on sent les références utilisées, "Blade Runner" et "1984" en tête. J’ai même cru (voulu) déceler une petite référence à "Invasion Los Angeles" de Carpenter. Le décor est donc immédiatement posé : froid, glauque.

L’histoire d’Ergo Proxy est assez complexe à résumer, puisque si le premier épisode plante le décors, le scénario, lui, s’installe plus tard. Au début, on suit les investigations de la jeune Real (prononcez "Lil") Mayer sur les phénomènes liés à ce virus. En réalité, l’histoire s’oriente rapidement sur un autre personnage du nom de Vincent, un employé immigré et vraisemblablement atteint de troubles de la mémoire et sur un autre phénomène étrange : l’appariton de créatures étranges dans la ville.

Evidemment, ce ne serait pas faire de spoil que de vous dire que ces évènements vont tôt ou tard se recouper. La première force d’Ergo Proxy, c’est la manière dont il trompe son public, un peu à la manière d’Evangélion où l’on croit dans les premiers moments avoir à faire à une banale série de méchas. Ici, les premières références s’effacent vite pour laisser la place à d’autres éléments. En fait Ergo Proxy, c’est l’histoire du voyage initiatique de Vincent, à la recherche de son passé mais aussi de son Moi profond. A ce moment, la série recoupe plus ce que pouvait être par exemple Ghost ih the Shell.

Deuxième production du studio Manglobe (Samurai Champloo), Ergo Proxy comporte 23 épisodes qui peuvent se diviser en 3 parties. Une première où l’intensité va progressivement monter jusqu’a atteindre son paroxysme vers l’épisode 13 ou 14. A partir de là, elle entame une déscente. Beaucoup moins intense, cette partie se concentre sur la psychanalyse du personnage de Vincent à travers ses relations avec les autres mais aussi avec lui même. N’étant pas spécialiste en la matière, je ne ferai pas cette analyse surtout que, au bout du compte, chacun se fait sa propre vision et en tire les conclusions qu’il souhaite. Une troisième enfin, la fin de la série, où l’intensité remonte peu à peu. Pour avoir un apercu très schématique, reportez vous au graphique à la fin de l’article.

Le défaut d’Ergo Proxy, c’est d’être trop inégal. Autant dire tout de suite que la deuxième partie en rebutera plus d’un et que, pour le spectateur moyen, un deuxième, voir un troisième visionnage sera nécessaire. Ce déséquilibre se retrouve aussi dans les personnages, même si les auteurs ont réussi à le masquer en partie. Par exemple, Real, en réalité, elle n’existe que relativement : par rapport à la cité, par rapport à Vincent ; elle ne joue pas finalement un rôle très important dans l’histoire qui tourne surtout autour de Vincent. Pareil pour Pino : elle est surtout là pour apporter de la couleur à la série. Par contre là où Ergo dépote tout, c’est sur les plans technique et artistique. Techniquement d’abord, pas grand chose à redire, l’animation est fluide, dynamique. Les combats sont peu nombreux mais sont jouissifs. La BO, elle, se veut assez discrete mais bien en phase avec l’ambiance. On relèvera surtout l’excellent générique d’ouverture et un ending, plus simple, signé Radiohead. Les graphismes sont somptueux : qu’on aime ou pas le style (sombre, froid, glauque), c’est indiscutable. Le trait est fin et bien maitrisé d’un bout à l’autre de la série malgrés quelques ratés...

Dire d’Ergo Proxy que c’est une bonne série est le minimum. Dire qu’elle est incontournable, c’est peut-être trop. Peut-être car il ne faut pas se tromper sur le produit, il faut savoir l’appréhender, se mettre en condition. C’est ce que je précisais au début de cette chronique : si vous regarder cette série comme un match de foot - avec vos pôtes, autour de quelques pizzas et bouteilles de bières - vous louperez la moitié de scénario et donc les trois quart de l’intérêt (c’est mathématique). Ergo Proxy c’est : une ambiance géniale mais particulière ( faut aimer le genre quoi), des personnages uniques, un scénario très travaillé. Mais c’est aussi une bonne prise de tête. Si vous en avez marre de gober bêtement devant des animes tous plus ou moins semblables à vos yeux : allez y. Si au contraire vous cherchez un divertissement basique mais sympathique, reportez. Reportez mais n’annulez pas ! Attendez d’être pret, prenez le temps de vous mettre en condition ; parce que passer à côter d’Ergo Proxy, c’est passer à côtés d’une expérience très intéressante.


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1 Message

  • hum quelques points

    12 juin 02:26, par alexiam

    Pour les vieux lecteur certain points commun du monde vous rappelerons Gunnm le personnage "secondaire" est franchement proche de Gally ... le haut conseil la ville le dome ect

    Pour l’histoire c’est la psycologie se passe ds le rapport avec les autres ... plusieurs personnes peuvent devenir votre personnage principale. il est vrai que les permiers episodes vous cloue au sol ... mais la seconde partie est Chi*** parfois ... A noter un episode dessin annimé beau clin d’oeil qui me tourche ... pas dutout. dsl

    Le manga va t’il loin oui mais j’aurai vu mieux plus complexe plus torturé. ... rappel Gunnm 1995 ... egro proxy 2006 Tres beau tres doux fait plaisir a vivre.

     Alexiam-

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