Il est rare que je propose une vidéo provenant d’une source non officielle, surtout lorsqu’il s’agit du travail complet d’un auteur. Toutefois, il ne s’agit que d’un court métrage de 5 minutes datant maintenant de près de dix ans ! L’occasion de ressortir au goût du jour un petit anime qui n’a pas pris un ride et qui démontre à lui tout seul qu’il n’est pas forcément nécessaire de plus de 5 minutes pour faire passer une émotion d’une grande intensité !

Ce court métrage est sans doute l’un des premiers grands succès de Shinkai. Tout en noir et blanc, l’anime évoque l’amour d’un chat pour sa maîtresse. Cette thématique surprenante pour un spectateur européen demeure assez classique pour le spéctateur nippon ! Comme je l’évoquais dans mon étude sur le manga (décidément, j’ai l’impression de la citer tous les jours...), les chats sont l’objet d’une grande admiration au Japon :

"Vu le nombre de boutiques dédiées au Chat, je me sentais relativement obligé de dédier un paragraphe à ce petit animal adulé (en littérature, il n’y a qu’à voir l’importance des chats dans Kafka sur le rivage de Haruki Murakami).

Ces boutiques vendent véritablement tout type d’accessoires liés au chat : calendrier, statues, tirelire, montre, même la musique du magasin est uniquement en bruit de chat.

De plus, toutes les boutiques de souvenir vendent le fameux Maneki Neko, petite statuette d’un chat ayant une patte en l’air.

Dans le manga, on retrouve souvent les chats sous deux formes : soit en compagnon des personnages, soit en transformant les personnages en être mi humain, mi chats.

Pour les compagnons, en réfléchissant rapidement, on peut citer Prince of tennis, avec le chat de Ryoma, Karupin, mais aussi le chat de Orange Road. Hello kitty est aussi une belle alliance de Kawaii et de chat.

Pour le deuxième cas, il existe là encore de nombreux exemples, comme Escaflowne (Merle), ou Meena dans Brave story."

Concernant ce court métrage, le travail de shinkai rappelle étrangement le travail de Soseki dans " je suis un chat", où l’auteur utilise le point de vue d’un chat pour analyser son maître ! En quelques minutes, l’auteur parvient à insuffler une véritable ambiance et un mélange de nostalgie, de mélancolie et d’amour ! Une pépite quoi ! Un concentré d’émotion en barre ! Mais comme dirait Confucius, une image vaut mille mots ! En l’occurrence ici, une vidéo vaut mille mot ! Voici donc le court métrage, annonciateur d’excellent titre comme "Byousoku 5 centimeter", pourtant sorti des années plus tard :