Synopsis
Deuxième moitié du XIXème siècle à Londres, la brumeuse capitale de l’Angleterre victorienne... Cain est un jeune homme qui, à la mort de son père, devint l’héritier de la très noble famille des Hargreaves, et prit le titre de comte alors qu’il n’était encore qu’un enfant. Peut être pour apaiser sa solitude, Cain se fit collectionneur de poisons dangereux. A présent, il vit avec Maryweather, sa demi-sœur, née de l’union entre son père et une domestique. Riff, le majordome, s’occupe également de lui depuis son plus jeune âge, et reçoit souvent la visite d’Oscar, le prétendant de Mary. Un jour, il rencontre le docteur Jezabel Disraeli, un assassin à la solde de la société secrète « Delilah ». Il paraît que derrière lui se cache « Alexis », le président de cette société qui semble être le père de Cain (prétendument mort depuis des années).
Analyse
Comme lorsque j’avais lu Paradise Kiss après avoir lu l’excellent Nana (tous deux écrits par Ai Yazawa ), c’est après avoir lu le magnifique Angel Sanctuary que j’abordais (avec un peu d’appréhension, soyons sincère) Comte Cain, et plus précisément la série God Child.

Tout d’abord, l’ambiance, le thème les personnages, tout est différent d’Angel Sanctuary. Mais le choix de Kaori Yuki, celui de placer son manga pendant l’époque victorienne s’avère plus que judicieux : en effet, tout est fait pour rendre cette atmosphère si particulière du Londres du XIXème siècle glauque noir, mais mystificatrice.
Ainsi, tous les costumes des personnages sont somptueux, notamment les tenues toujours plus sublimes les unes que les autres de Cain, et de sa petite sœur Maryweather. Par ailleurs, pour ceux qui aurait lu les Sherlock Holmes, on s’y croirait parfaitement, car notre Cain, outre son boulot de collectionneur de poison, adore fouiner un peu partout… Kaori Yuki, octroie à son manga une grande qualité grâce à des réelles références historiques , ce qui témoigne du travail de titan effectué pour la saga des Comte Cain (je vous invite d’ailleurs à regarder les petits mots de celle-ci disséminés à travers les différents tomes, je vous assure que vous serez impressionnés !!).
Tous les personnages possèdent un charisme fou, ainsi qu’une détermination sans faille, chacun dans des buts différents. A travers les différentes enquêtes, l’intrigue avance lentement mais sûrement, et on ne se sent jamais lassé (quoi que l’on ne puisse pas réellement parler de suspense.)

Graphiquement parlant, c’est de l’excellent Kaori Yuki. Les personnages sont magnifiques, les décors présents et sublimes… Au final, God Child, grâce à son originalité et au travail de fourmi de Kaori Yuki, se hisse (pour moi) presque au même rang qu’un Angel Sanctuary. Certains trouveront peut être malgré tout que l’histoire traine en longueur.



Commentaires
1. jeudi 9 juillet 2009 attime 15:20, par Admiratrice
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