Qu’il doit être dur d’être le frère jumeau d’un mangaka figurant au panthéon des auteurs de manga les plus adulés de son histoire. Pire encore, lorsque l’on est soit même un mangaka professionnel. Malgré toute cette pression, Seichi est parvenu à développer son propre univers et à tirer son épingle du jeu grâce à Satan 666. Satan 666 possède son lot de fan même si nous sommes bien loin du nombre d’adeptes de notre très cher Naruto.

Seichi est maintenant de retour avec une nouvelle série dénommée Blazer Drive Malheureusement pour l’auteur, son œuvre sent un peu …. Le rechauffé. Tous les ingrédients du shonen sont présents. Dans un univers où il existe des Mystickers, des autocollants permettant à leurs détenteurs d’invoquer des pouvoirs, un jeune garçon nomme Daichi rêve de devenir un véritable spécialiste du genre et d’épater son frère. Son frère, lui-même utilisateur de Mystickers semble l’empêcher de s’épanouir. En réalité, comme souvent, ce grand frère protecteur ne cherche qu’à protéger son petit frère dont le potentiel semble important. S’en suivra une quête et une montée en puissance du héros, Daichi, notamment lorsqu’il rejoindra le groupe de Guardian, une guilde d’utilisateur de Mystickers combattant d’autres guildes.

Blazer Drive (Seishi Kishimoto)

Malgré toute l’action des premiers tomes, mon ressenti principal est un sentiment d’ennui. Non pas qu’il ne se passe rien. Au contraire, l’auteur propose des combats à gogo avec un rythme extrêmement soutenu. Mais l’ensemble sonne assez creux. Même le concept de Mystickers n’apporte pas grand-chose de nouveau (des Mystickers de type armes, des Mystickers de type élément etc…). Tout s’enchaîne sans aucune surprise et les personnages ne sont pas vraiment convaincants. Certains personnages semblent d’ailleurs venir d’une autre série. Kain rappelle ainsi vraiment le personnage de Sasori.

Graphiquement, l’œuvre ne m’a pas non plus emballé. C’est à peu près aussi plat que l’histoire. Certains plans sont bons, mais ne parviennent à sauver un chara design parfois approximatif, et un ensemble manquant de punch. Les lecteurs de 666 auront également critiqué la vraisemblance visuelle des deux séries.

C’est bien dommage car ce point aurait éventuellement pu sauver le reste. Ceux qui n’ont jamais lu 666 trouveront malgré tout peut être de quoi ce repaitre. Mais personnellement, j’ai vraiment eu l’impression de déguster une pizza froide et de faire face à un auteur en panne d’inspiration. Peut être le titre s’améliorera t il par la suite. Ça arrive. Mais pour le moment, il est clair que je ne recommanderai pas ce titre. Une petite déception ! Déjà les choses commençaient mal dés le départ puisque les couvertures ont plutôt eu tendance à me faire fuir. La magie n’a donc ni opéré au départ, ni par la suite. Pas même un sursaut d’adrénaline lors de confrontations plus intenses par la suite

Non vraiment, ce titre ne pas convaincu. Comme dirait le jury de la nouvelle star, Seichi Kishimoto, tu ne m’as emmené nulle part (sauf peut être dans l’idée que tu as pensé que ton manga ferait un bon jeu vidéo et de bons produits dérivés) !