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Black Lagoon (note : 7/10)

La chronique

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samedi 7 avril 2007, par Castex

Envie d’un voyage dans les mers du Sud ? Voir les palmiers, les plages de sable fin, l’eau turquoise ; ça vous tente hein ! Justement notre agence propose des réductions en ce moment : à des prix défiant toute concurrence, nous vous proposons un séjour dans la ville typique de Roanapur. Ses bars, ses hotels, son marché et ses otochtones sauront vous accueillir et vous ravir. Mais avant de partir, je vais vous demander de signer ce petit papier. Qu’est-ce que c’est ? Oh trois fois rien : ça dit juste que vous renoncez à toutes poursuites en cas de vols, d’agression, d’enlèvement etc... Bref tous les petits désagréments de ce genre.


Titre original : Black Lagoon

Année de production : 2006

Studios : SHOGAKUKAN PROD. CO. - MADHOUSE PRODUCTION

Genres : Action - Aventure - 2nd degré

Auteur : HIROE Rei

Volumes et durée : 24 épisodes de 25 mins

Dans Black Lagoon, on commence donc par suivre un employé d’une compagnie japonaise chargée de transporter une disquette à un contact dans le Pacifique sud. Sur le trajet, son embarquation est attaquée par des pirates et il est fait prisonnier. Peu à peu, et se rendant compte qu’il s’est fait doubler par ses patrons, il va sympathiser avec ses ravisseurs et se joindre à eux. Avec tout de même les réserves de l’une d’eux, Révy, le porte-flingue du groupe. Bon, tout ça, ça se passe dans les deux premiers épisodes. En fait, Black Lagoon est construit un peu comme Cowboy Bebop : c’est à dire qu’il n’y a pas d’histoire continue, ni même de quelconque fil rouge, la série se divise en plusieurs arcs (suite de 2 ou 3 épisodes - ou plus jusqu’à environ 5) qui n’ont pas de rapport entre eux ; si ce n’est qu’ils suivent l’évolution des personnages et leurs relations. A chaque fois, ces arcs nous donnent l’occasion de connaître un peu mieux tous les protagonnistes et le milieu dans lequel ils évoluent : la ville de Roanapur. Tour à tour, on rencontre les membres de la mafia russe (d’anciens militaires), la mafia chinoise, un couvent de bonnes soeurs pas très catholiques etc... Ces épisodes sont aussi l’occasion de suivre les personnages de la série, enfin surtout deux : Rock, l’employé de bureau du début, complètement paumé dans ce nouvel univers et Révy, porte-flingues exceptionnelle, en apparence impitoyable mais cachant un lourd passé.

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La ville de Roanapur.
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Bienvenue !
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Rock et Révy en pleine négociation.

L’ambiance de Black Lagoon est posée des le générique : ça va à toute vitesse, ça sent la clope, l’alcool et la poudre. L’univers est totalement débridé et on sent que l’auteur s’est donné beaucoup de libertés avec son sujet. Et s’est tant mieux ! Finalement, on ne se souci guère de l’absence de scénario, Black Lagoon nous propose de l’action, de l’action et encore de l’action dans un style tout à fait décalé. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on est servi. En 24 épisodes, on ne s’ennuie pas un seul instant. De plus, on s’attache très vite aux différents personnages ; ils ont tous leur propre style, leur propre psychologie. Tous ont un but qui se résume généralement à survivre en faisant des profits et en éliminant la concurrence. Et on prend du plaisir à voir tout ce petit monde s’entretuer joyeusement, car trop de violence tue la violence ; car c’est bien ce qui se passe : la surenchère de violence et de vices amène à une ambiance finalement très légère et très second degré. D’ailleurs, l’anime s’assume tel quel. Et pour couronner le tout : le contenu nous est servi sur des graphismes et une mise en scène aux petite ognions. Que demande le peuple ?

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L’équipe au complet - de gauche à droite : Benny, Rock, Révy, Dutch.
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Le bateau de nos héros.
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La mafia russe - mieux vaut ne pas les énerver.

Ben le peuple, il aurait quand même bien voulu un semblant de scénario. Au moins un fil rouge qui puisse nous tenir en haleine. Parce que c’est bien joli d’avoir mis en place un univers atypique avec une ambiance propre mais encore feut-il l’exploiter. Ici, on explore cet univers qu’en surface et on aurait bien aimé une problématique plutôt que de nous plonger là-dedans à froid. Bon d’accord il y’a l’histoire de Révy, mais elle reste vraiment trop en sous-marin. Bref, ce qu’aurait voulu le peuple, c’est une accroche. C’est sur cet élément là que Black Lagoon perd tous ces points. Même si les différents arcs en eux même sont intéréssants., on ne peut s’empêcher de constater qu’il manque quelque chose. La série y perd au final beaucoup en intérêt. Dommage, parce que si l’auteur avait sût intégrer un véritable scénario à son univers, Black Lagoon aurait tout déchiré. D’ailleurs, il va vous falloir un certain sens du second degré pour apprècier cette série, car elle passe en revue de nombreux clichés.

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Ah ! le bon gros cliché de la domestique...

Faut-il pour autant se détourner de Black Lagoon ? Assuremment non. Même malgrés l’absence de scénario, même malgrés quelques clichés. Sans être une expérience à elle toute seule, cette série est un excellent divertissement et rempli en ce sens tous ses objectifs : les personnages sont attachant, l’action est omniprésente, la mise en scène efficace bref, on ne s’ennuie pas. Donc, inutile de bouder son plaisir, si vous aimez les séries qui ne se prennent pas au sérieux, avec une ambiance originale, vous aimerez Black Lagoon. D’ailleurs, si vous aimez les animes tout court, il n’y a aucune raison que vous passiez à côté de celui-ci - l’un des plus dynamique qu’il m’ait été donné de voir jusqu’ici. Un seul mot vient à la bouche après la fin : encore !


Portfolio

Black lagoon

1 Message

  • sympa !

    7 avril 2007 01:43, par rambijey
    sympa ta chronique ! ca me donne envie d ecrire des chroniques plus longues et plus fun, decontracte ! j ai tendance a ecrire des chro un peu trop carré ^^

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