Vous commencez sur l’île des Slothians, endroit paisible où cohabitent Deimos et humains (voir ATL4). Le héros, Edda, dernier rejeton d’une lignée d’exorcistes (les seuls capables de tuer les malademons, ou darmyst, nouvelle menace de ce monde), se retrouve embarqué dans une quête le poussant à partir avec Hemo, un minuscule Deimos, mais aussi à devenir Hunter...

Au niveau technique, le jeu n’est pas moche (cuts-scènes bien faites), mais qu’est-ce que c’est vide ! Il n’y a pas un pet de détail lors des combats, et seules les illustrations de toutes vos cartes sauvent la mise... Dans les batailles, les différents ennemis sont bien représentés, mais les magies ne sont pas visuellement impressionnantes, et le reste est bien mais on sent que le strict minimum n’a pas été dépassé...

Le gameplay est à l’image du jeu : minimaliste ! En effet, cinq ou six continents à explorer (sur une carte du monde à la FFX, c’est dire si vous vous baladerez peu...), avec une seule ville pour chacun ! En plus, ce sont les mêmes que dans le IV, à quelques exceptions graphiques près... Le gros du jeu, sera, comme dans le III, de créer vos équipements et vos magies grâce à des cartes que laisseront les monstres (possibilités de création limitées) et que vous pourrez combiner entre elles (elles augmentent vos stats dans le cas des cartes d’équipement), mais aussi et surtout de remplir des tasks en tant que hunter. Au bout d’un certain nombre de tasks (scénaristiques ou juste pour la récompense), vous pourrez passer un examen qui augmentera votre rang et vos stats, et vous accèderez ainsi à de nouvelles tasks, etc... .

Pour les combats en eux-mêmes, vous devrez faire comme dans tout bon A-RPG, c’est-à-dire bourriner un max (et vous healer de temps en temps). Vous pourrez aussi utiliser des magies ou des tricks, qui correspondront à vos cartes équipées (très bonne interface et ergonomie de l’utilisation de ces derniers en combat, au moins un gros point positif pour le jeu). Les ennemis de type malademons sont plus forts que les autres (une aura noire les entoure) et nécessiteront un exorcisme (un coup spécial à donner sinon ils ne meurent pas), ce qui vous rapportera des spirits points. Ces derniers servent à faire monter de grade vos autres persos, qui se révèlent être matérialisés à partir de cartes spéciales, mais qui ne pourront pas être utilisés pour des tasks faisant évoluer le scénar. A noter également un mode online, que je n’ai pas utilisé car je n’ai pas de modem sur ma PS2... (de toute façon vu les possibilités du soft, le online ne doit pas être brillant). C’est à peu près tout pour le gameplay mais on aurait pu avoir bien mieux !

Les musiques sont celles du 4, avec quelques changements, donc elles sont bien, mais auraient pu être bien mieux ! Quant aux bruitages, ils sont bien sans plus.

La durée de vie paraît longue de par la répétitivité du soft, et il vous faudra entre 25 et 30 heures pour le terminer, sans compter qu’une fois fini, vous aurez le droit de continuer le jeu pour augmenter de rang de hunter, mais pour l’utilité que ça apporte...

L’intérêt de ce jeu, comme celui de la série d’ailleurs, s’amenuise de trop. Là où le 4 remontait un tantinet le niveau, ce cinquième épisode est trop répétitif, pas assez jouissif, et possédant un univers tanqué dans une boîte à chaussure, une ambiance musicale pas excellente, ainsi qu’une inutilité de tous les persos secondaires. Un gâchis que ce jeu, qui possède de bonnes bases et tout le riche background propre à la série des Arc the Lad, mais qui, hélas, ne va pas au-delà de tout ça. A éviter donc, sauf si comme moi vous voulez vous faire toute la série !