Produit par John Woo ( mission impossible II, Paycheck...) ce deuxième opus de la saga Appleseed transporte une nouvelle fois le spectateur sur Olympus où un nouveau conflit se trame. En effet la cité est au bord de la guerre civile .

Je ne sais pas ce que j’ai en ce moment avec les suites mais je suis sans cesse déçu. Et que ce soit pour Battle Royale ou Appleseed je n’arrête pas de leur trouver un grand nombre de défauts alors que les films sont de qualité. Essayons de rester objectif et procédons à l’analyse.

Sans prendre en considération son prédecesseur, Appleseed Ex machina est une oeuvre americano-japonaise grandiose au scenario comportant de multiples rebondissements et doter d"une animation à couper le souffle. Cependant ( si on prend en compte son prédecesseur ) on regrette sa non ressemblance avec Appleseed premier du nom. Ici les graphismes changent ( ce qui n’est pas quelque chose de mal en soit ) mais pas seulement, la personnalité des protagonistes n’a des fois plus grand chose à voir avec le premier opus.

Appleseed Ex machina (Warner Home Video) (...)

Les graphismes changent, rendant Appleseed plus réels

Sauce américaine oblige il ne se passe pas cinq minutes sans qu’on ait droit à un "put***" ou à un "mer**". Les scènes d’action deviennent du grand n’importe quoi ( bien que très spectaculaires ! ). Briareos se transforme en Rambo et atomise sans complexe ses ennemis ; on a l’impression par moment que notre splendide Nigiri sushi s’est transformé en vulgaire cheese burger. Une désagréable sensation en soit et cela malgré une animation de qualité et un très bon scénario.

Des scènes d’action qui dépassent tous ce que vous avez pu voir auparavant !

Parlons d’ailleurs des points positifs de ce Appleseed Ex machina qui restent malgré tout nombreux. En effet, le film a le mérite d’élargir le monde d’Appleseed d’un point de vue scénaristique en apportant des complément à la cité d’Olympus. En plus de cela, le spectateur en apprend beaucoup plus sur le personnage de Briareos (un peu effacé dans le premier épisode) et sur sa relation avec Deunan. Les graphismes sont détaillés à l’extrême et Prada a même participé à l’élaboration de certains costume de Deunan. De plus, l’édition collector fourmille de bonus fort intéressants dont un reportage dans la plus pure tradition américaine : " quand l’orient et l’occident partagent leur vision des mangas".

Les vêtements de Deunan designés par Prada !

Pour conclure : Malgré ses immenses qualités Ex machina s’éloigne un peu trop de son prédécesseur à cause des dialogues adaptés au public américain qui déplairont aux fans du premier film. Le film laisse ainsi un goût âpre dans la bouche.... Mais qui a mis du ketchup dans mon ramen !?